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Voyage à Ovalle: séjour et informations.

Géographie, climat, sites, histoire, musées et monuments, hôtels, transports, circuits.

Situation géographique d'Ovalle

Capitale de la province de Limari dans la région de Coquimbo, Ovalle se trouve à 404 km au nord de Santiago et 88 km au sud de La Serena. Sur les berges du Rio Limari, la commune compte aujourd’hui plus de 100 000 habitants. Elle est donc idéalement située à l’entrée du Norte Chico, peu avant les contreforts des Andes, et à environ deux heures de route du Pacifique. Au cœur d’une vallée fertile, son économie repose essentiellement sur l’agriculture viticole et fruitière, et surtout sur la production de Pisco. Elle s’élève à 200 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Climat d'Ovalle

De par sa situation géographique, Ovalle a un climat semi-aride. Les journées sont alors tempérées. Les précipitations sont irrégulières, et concentrées en hiver. La température est elle aussi concentrée, puisqu’elle descend au plus bas à 10 degrés en hiver pour un maximum de 20, et en été les jours les plus froids affichent 15 degrés quand le thermomètre monte jusqu’à 30 degré au plus fort de la saison. Voir notre fiche Quand partir au Chili.

Histoire d'Ovalle

Fondée en 1831, le 21 avril plus exactement, les hommes n’ont pas attendu cette date pour s’installer dans la région. Les premiers à s’y installer étaient de la culture Molle, puis suivirent des indiens Aconcagua et Diaguitas, jusqu’à l’invasion Inca en 1426. Ils dominèrent la zone plus d’une centaine d’années avant l’arrivée des Espagnols. Les terres d’Ovalle devinrent la propriété de colons, qui d’héritage en héritage arrivèrent aux mains de doña Micaela Campos y Gavino. Cette dernière legua une part de ses terres, qui devinrent donc la ville d’Ovalle au XIXe siècle. La commune prit le nom d’Ovalle, faisant référence à l’ancien président Chilien José Tomas Ovalle. Par la suite, la ville se peupla peu à peu, et développa son agriculture.

Que voir à Ovalle?

Le musée de Limari est un musée archéologique fondé en 1963 par la Société Archéologique d’Ovalle. L’objectif de la structure est de conserver et exposer des collections pré-hispaniques découvertes à Ovalle et dans ses alentours, afin de valoriser et préserver le patrimoine de la province de Limari. Cela permet également de renforcer l’identité locale et le développement culturel. Le musée compte une grande collection d’objets archéologiques, et notamment des pièces de céramique provenant des civilisations Molle, Animas, Diaguitas et Inca. C’est au total plus de 1500 pièces qui sont exposées, retraçant l’histoire de la région.

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Au cœur de la ville, on atteint la place d’Armes en empruntant la rue Vicuña Mackenna. Cette place fut dessinée par le paysagiste Gaston Cea, et la pièce d’eau fut quant à elle créée par l’architecte Marcelo Bachelet. Entourée de jacarandas, grands arbres aux fleurs d’un bleu violacé, et palmiers centenaires, elle est considérée comme l’une des plus belles places du pays, si ce n’est la plus belle. Les nombreuses plantes qui s’y trouvent l’assimilent à un jardin botanique. Lieu privilégié de promenade des habitants, de nombreux événements artistiques et culturels se déroulent ici, comme la fête du livre ou des marchés d’artisanat, ou encore la fête des vendanges. Tous les dimanches, vous pourrez entendre l’orchestre municipal.

Inaugurée en avril 1996, la Feria Modelo est le poumon commercial d’Ovalle. Rassemblement d’un commerce tant urbain que rural, c’est un vrai lieu de vie et d’agitation où on trouve une quantité de fruits et de légumes cultivés sur les exploitations agricoles de la province. En plus de ces étals, plusieurs lieux de restauration offrent un large choix de recettes traditionnelles de la région de Limari, permettant de découvrir la gastronomie typique du coin.

Dans les environs d'Ovalle

Bien qu’Ovalle soit le chef-lieu de la vallée de Limari, cette dernière n’en vaut pas moins le détour : réputée pour ses vignes, elle a pourtant été colonisée tardivement par les viticulteurs, qui se sont installés seulement à la fin du siècle dernier ! De par sa proximité du littoral (seulement 60 km de la mer) elle bénéficie d’un climat frais et modéré, qui a favorisé la culture de divers types de vins. Les terres particulièrement  fertiles permettent la floraison de nombreuses plantes : outre les pieds de vignes, on trouve une forte production de fruit et notamment de papaye, symbole de la région. Son surnom, le « Nord Vert », n’en est plus que mérité !

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Au nord de la province de Limari, il ne faut pas confondre la ville de rio Hurtado au cœur de la vallée éponyme. Celle-ci abrite des fossiles de dinosaures de l’ère du Crétacé, uniques au Chili, et des traces anciennes de civilisations, qui font remonter la présence humaine dans la zone à plusieurs millénaires. Bénéficiant du même climat agréable que les vallées voisines, soit plus de 300 jours de soleil par an, il est très facile d’aller à la découverte des sites archéologiques, des traditions paysannes ou des sentiers de randonnée au milieu d’un très beau paysage.

La Route Antakiri, il s’agit d’une belle route, enfin plutôt une belle piste de montagne, référencée comme la D-445. Elle relie la vallée del Hurtado à la vallée de l’Elqui. En cours de route, on aperçoit les observatoires Geminis Sur et Tololo. C’est aussi le chemin pour se rendre à l’Observatoire del Pangue. 

À 24 km d’Ovalle, le monument Vallée del Encanto est un site archéologique où l’on a retrouvé les traces d’une implantation précolombienne. Situé dans la quebrada « Estero las peñas », on y trouve une forte présence d’art rupestre. Aucun estiment qu’il s’agissait d’un lieu réservé à des rituels religieux. La découverte du trésor archéologique de ce lieu se fit en 1946, qui furent suivies de plusieurs recherches scientifiques. En 1973, la vallée fut déclarée monument historique national. On trouve 3 types d’art rupestre : les pétroglyphes, dessins gravés de manière râpée ou émincée ; les pictographies, dessins peints à même la pierre ; ou les piedras tacitas, cavités uniques faites sur la pierre et universelles, car on en trouve du même type dans d’autres zones du globe.

À 56 km au nord-est d’Ovalle, le monument naturel Pichasca est un lieu de découvertes géologiques, archéologiques et paléontologiques. Sur un espace de 128 hectares se trouvent des végétaux pétrifiés d’il y a plus de 75 millions d’années ! Bordé par le rio Hurtado et situé sur la commune du même nom, c’est la plus ancienne réserve paléontologique de la région. On trouve même des troncs pétrifiés, et des restes de faune et flore pétrifiées également. Le site abrite enfin la « Casa de Piedras » où furent dénichées des traces de culture pré-hispanique, comme des ossements, des aliments, des outils ou des peintures rupestres.

Pour un tour original, il ne faut pas manquer le cimetière Cerillos de Tamaya. En effet, il appartient à un village champignon sortit de terre au XIXe siècle lors de l’exploitation du cuivre. Sa particularité est toutefois la présence sur les tombes de répliques à échelle d’églises. Les monuments funéraires sont ainsi très colorés, en plus d’être originaux. Les nombreuses fleurs déposées par les proches des défunts ajoutent encore plus de gaieté à l’endroit.

À environ 25 km plus au nord d’Ovalle, sur la commune d’Andacollo, c’est au sommet du Cerro Churqui que l’on trouve l’observatoire de Collawara. Il culmine donc à 1300 m d’altitude. Cette partie du Chili est un point de vue privilégié pour une observation optimale des astres ! En journée, on profite du paysage exceptionnel tandis que la nuit venue, les trois télescopes permettent de voir Jupiter.

L’observatoire Verschatse est pour le moins original puisqu’il s’agit d’une petite structure au cœur de l’Hacienda Los Andes ! Daniel Verschatse, propriétaire de l’hacienda,  est en effet un féru d’astronomie d’origine belge venu s’installer au Chili par son travail. Il en a profité pour renouer avec son rêve d’enfance, et il se consacre maintenant à l’astrophotographie. Sur une colline de l’hôtel, on profite ainsi des plus belles lumières galactiques une fois la nuit tombée.

Pionnière de la viticulture dans la vallée de Limari, la Viña Tabali c’est d’abord une histoire de famille quand en 2002 Guillermo Luksic ouvrit la bodega. Aujourd’hui, c’est son fils Nicolas qui dirige l’affaire. À l’époque, Guillermo fut le premier à ouvrir une exploitation moderne. Dès le début des années 90, il acheta quelques arpents de terre pour y faire pousser sa vigne. Au fil des ans, ils ont acquis un véritable savoir-faire en produisant des vins de qualités et reconnus, de type Cabernet Sauvignon.

Vigne artisanale, le vignoble Ocho Tierras a à cœur de produire des vins dont le processus de production se fait en grande partie à la main. À la suite de la viña Tabali, ils plantèrent leurs premiers pieds de vigne en 1993 au cœur de la vallée du Limari. C’est en 2005 qu’ils purent ouvrir et commercialiser leurs premières bouteilles. On peut déguster du Syrah et du Cabernet Sauvignon, mais également du Carménère.

À la pisquera Mal Paso, vous trouverez du pisco, mais aussi en moindre quantité du vin, élaborés avec du raisin Muscat. Établie dans la région depuis les années 30, la famille Prohens qui détient le groupe du même nom propose trois types de Pisco, chacun à différents degrés.

C’est au fond de la vallée du Rio Grande, à 67 km d’Ovalle, que se cache la pisquera Chañaral de Caren. En 1980, deux frères rachètent le domaine agricole de Viña Huallilen, à l’origine dédiés à la production de vin doux. Après la crise du vin en 1983, ils se lancent dans la production de Pisco. Leur produit se décline aujourd’hui en trois boissons de 35, 42 et 46 degrés.

À 11 km d’Ovalle, le village de Sotaqui est réputé pour la deuxième fête religieuse d’importance  de la région, en l’honneur de l’Enfant-Dieu, el Niño Dios. La localité voit sa population multipliée par 20 à cette occasion ! Cette fête qui date du XIXe siècle a lieu autour de l’épiphanie. La légende raconte qu’une vieille femme, connue dans les régions pour ses talents de guérisseuse, fut appelée auprès d’un malade dans le Ranch de Romero, proche du Rio Hurtado. Sur le chemin, deux jeunes garçons gardaient un troupeau de chèvres. En s’approchant, elle les voit jouer avec un troisième bambin, plus petit et presque dénudé. Au fur et à mesure qu’elle avance, elle se rend compte qu’il s’agit en fait d’une représentation de l’Enfant-Jésus, qu’elle avait donc pris pour un être humain.  Elle l’obtient des chevriers après palabres. La statuette de bois fut ensuite placée dans l’église de Sotaqui, où elle est toujours vénérée.

C’est en 2008 que 4 frères fondèrent leur domaine à 25 km d’Ovalle, la Viña Dalbosco, baptisée ainsi d’après leur patronyme. Ils suivirent en effet l’héritage entrepreneurial laissé par leur père, immigré italien des années 50, originaire d’une région vinicole d’Italie. Fait notable, la cave se veut agriculture verte et suit une ligne de conduite écologique. Ils limitent au maximum l’utilisation de produits phytosanitaires et protègent la faune et la flore de leurs terres, notamment en interdisant la chasse et la cueillette.

Fêtes à Ovalle

bullet Fiesta huasos de Pichasca: sur la commune de Río Hurtado, cette fête est un rodéo organisé par le collectif Huasos de Pichascas, qui a fêté ses 40 ans en 2018. Les huasos sont les homologues chiliens des gauchos ou des cow-boys. À l’occasion de cette féria, on redécouvre les traditions paysannes chiliennes et l’adresse des cavaliers, mais aussi une gastronomie pleine de surprise, un marché artisanal et de la danse à foison sur une piste prévue à cet effet.

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Où se restaurer ?

Au milieu des effluves d’Eucalyptus et d’Oliviers, l’Hacienda Santa Cristina qui est également un hôtel propose un menu de haute gastronomie, dont les plats s’inspirent des recettes typiques locales. Pour accompagner  les repas d’une telle saveur, la société tient une cave dont les bouteilles sont issues exclusivement des domaines de la vallée de Limari.

Après la visite de la pisquera Mal Paso, faites une pause au tout jeune restaurant de la propriété, ouvert en 2018. Sous l’esplanade de verdure de l’Hôtel-Boutique, des citronniers sont soignés aux petits oignons : en effet, ils sont un ingrédient incontournable du cocktail phare du Chili, le fameux Pisco Sour, que vous ne manquerez pas de siroter lors de l’apéritif. La carte offre un menu gourmet qui ravira les papilles.

Où se loger ?

Dans un cadre enchanteur au milieu des vignes et des orangers, l’Hacienda Santa Cristina offre un séjour d’exception à ses hôtes. Mélange de tradition et de renouveau avec une architecture typique de Limari, la famille Hernandez Galvez qui gère le lieu depuis plus de 30 ans se fera une joie de vous accueillir. À la carte, 12 chambres spacieuses avec terrasse privée, ainsi que piscine, tennis, salle de musculation, sources chaudes, massages et même promenade à cheval au milieu des vignes.

 

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Dans un coin reculé de la vallée, au milieu d’un parc de 500 ha, faites une pause à l’Hacienda los Andes. 7 chambres de caractère sont à votre disposition, vous permettant de souffler entre deux randonnées ou une sortie équestre proposées tout au long du séjour. Le restaurant de l’hôtel offre des produits régionaux, certains sont même issus de la propriété.

Ouvert en 2018 à l’instar de son restaurant, l’hôtel de l’Hacienda Mal Paso est en réalité l’ancienne demeure du propriétaire du domaine, transformé en hôtel boutique. Avec un petit nombre de chambres, l’hôtel se veut un cadre de charme et intimiste, sur une esplanade de verdure dominant un magnifique panorama sur la vallée du Rio Hurtado. Le must est d’en profiter au crépuscule, car il y a une vue unique sur le couchant. La journée, vous pouvez vous prélasser au soleil au bord de l’immense piscine, dans ce cadre mirifique.

Comment se rendre à Ovalle?

bullet En avion : vol depuis Santiago jusqu’à la Serena, puis 2 heures de voiture ou de bus de la Serena à Ovalle.

bullet En bus : depuis Santiago, on trouve des bus tous les jours à 15 heures  à destination de La Serena qui font étape à Ovalle. Compter 6 heures de trajet.

bullet En voiture : depuis Santiago, bien qu’Ovalle ne soit pas sur la Panaméricaine, vous arrivez en 5 heures de route. Depuis La Serena, 2 heures sont amplement suffisantes.