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Voyage Patagonie des lacs et volcans. Information tourisme.

Araucanie, Villarrica, Pucón, Valdivia, Puerto Varas, lac Llanquihue, Puerto Montt, Chiloé.

 

VOLCAN TOLHUACA

Le Tolhuaca est situé au Chili dans la région d’Araucarie. Il fait partie des stratovolcans, autrement appelés volcans composites, c’est à dire que sa composition vient de l’accumulation de coulées de lave, de tephras et pyroclastites qui surviennent au fil des différents stades éruptifs. Ce volcan domine le paysage du parc national Tolhuaca. Ses côtés sont recouverts de forêts d’araucarias et autres espèces d’arbres. Des lacs et lagunes s’ajoutent à la beauté de ce paysage.

LAGUNA BLANCA

La Laguna Blanca se situe entre le volcan Tolhuaca et le volcan Lonquimay, elle est entourée d’un magnifique bois peuplé de grands pins araucaria. Elle fait partie de la réserve nationale de Malalcahuello. De plus, sur le chemin du retour, il est intéressant de visiter les chutes d’eau «El Indio» et «La Princesa».

MALALCAHUELLO - voir notre dossier spécial

Malalcahuello est un village de montagne situé à 972 mètres d’altitude dans la pré-cordillère des Andes chiliennes, dans la province de Malleco, dans la région d’Araucanie, entre les communes de Curacautín et Lonquimay. La réserve nationale de Malalcahuello est située à Malalcahuello, qui abrite une grande variété d’arbres indigènes, parmi lesquels l’araucaria, le chêne, le raulí, la coigüe, le lenga et le ñirre. La rivière Cautín prend source dans cette réserve, dans laquelle se trouve le volcan Lonquimay, qui possède une station de ski reconnue. La vallée possède un attrait naturel et touristique important, avec également des Spas, des restaurants, des hôtels, du tourisme d’aventure, etc…

Réserve Malalcahuello et volcan Lonquimay

La réserve nationale Malalcahuello est un domaine sauvage de 12 789 hectares dans la région chilienne appelée Araucanía. Elle abrite le volcan Lonquimay, placé entre la ville de Curacautín et la commune de Lonquimay. C’est un volcan de type estratovolcan. Il est souvent considéré comme le jumeau du volcan Tolhuaca, bien qu’il soit plus petit. 

MELIPEUCO - voir notre dossier spécial

Mélipeuco est une commune du Chili fondée en 1981 dans la province de Cautín, situé dans la région de l’Araucanía. Elle fait partie de la Cordillère des Andes et est relativement touristique car se trouve proche du parc national Conguillío et son volcan Llaima. La zone est souvent caractérisée par ses eaux cristallines et ses ríos. On pratique la pêche sportive dans le lac du río Allipén ou encore faire du trekking. La région est très liée à la culture mapuche mais on retrouve aussi la présence des traditions coloniales et créoles. 

PARC NATIONAL CONGUILLÍO

À environ 100 km à l’est de Temuco, le parc national Conguillío ravira les amoureux de la nature, au pied du volcan Llaima qui compte deux cratères, le plus haut à 3125 m. Il s’agit de l’un des plus actifs du Chili, avec 49 éruptions au cours des deux derniers siècles, la dernière en 2003. Un impressionnant mirador construit sur une plaque de lave permet d’en apprécier toute la majesté. Un centre de ski est même installé sur 350 hectares, à l’écart des centenaires araucarias. On trouve aussi la cascade du Truful-Truful, la Laguna Verde au milieu des scories volcaniques, des murs de lave et des arbres superbes, la rivière Captrén, l’immense lac Conguillío, etc. Les amateurs de forêts d’araucarias pourront poursuivre un peu plus au nord dans les réserves nationales Malalcahuello et Nalcas, dominées par les 2865 mètres du volcan Lonquimay.

SAUT DE PICHI TRUFUL

Le saut de Pichi Truful est une cascade assez spectaculaire qui se situe au sud du parc national de Conguillio. Elle prend vie sur le río Truful et se trouve à l’entrée du parc Conguillio. Plus sur le río il y a une autre cascade appelée Salto Truful-Truful. En mapuche, Truful-Truful signifie « de saut en saut », les touristes peuvent profiter de ce magnifique environnement en toute sécurité. Ces cascades s’étant formées dans la lave volcanique, ces endroits donnent l’impression d’un paysage lunaire.

ICALMA

Icalma est une petite ville située dans la région d’Araucanía dans la cordillère des Andes. Elle est située au bord d’un lac glaciaire et d’une petite lagune et lui ont donné son nom, la lagune d’Icalma et la laguna Chica d’Icalma. Non loin, au col de la montagne se situe la fontière avec l’Argentine. Ce passage s’appelle le Paso de Icalma. 

LAC VILLARRICA

Avec sa forme ovale s’étendant sur 17 300 hectares, le lac Villarrica, à 220 m d’altitude, est l’un des plus fréquentés de la région des lacs. Il est encadré par Villarrica et Pucón, reliées au sud par une belle route de 25 km pleine de lieux d’accueil pour les voyageurs : campings, hôtels, restaurants… Et aussi des vendeurs des douceurs de la région, des pâtisseries et confitures, notamment à base de framboise, cassis et d’églantine (rosa mosqueta).

VILLARRICA

Avec Pucón, Villarrica est l’une des deux villes principales encadrant le lac Villarrica, au pied du volcan du même nom. Elle a été fondée en 1552, détruite en 1599 après le soulèvement mapuche puis recréée à la fin du XIXe siècle. Attirés par la beauté des paysages, les touristes l’ont visitée très vite. Avec ses 28 000 habitants, elle est plus traditionnelle que Pucón, avec un joli bord de lac et d’anciennes maisons. On peut aussi connaître la culture mapuche en visitant le musée Leandro Penchulef ou en arpentant la foire artisanale en janvier et février, proche du musée municipal.

PUCÓN

Avec quelque 14 000 habitants, Pucón a, comme Villarrica, été fondée à la fin du XIXe siècle et habitée dès le début par des colons allemands intéressés par l’exploitation des forêts. Mais sa physionomie est beaucoup plus récente, avec quantités de restaurants, hôtels, bars et boutiques pour les voyageurs. Ses rues sont pleines de typiques maisons en bois où il est agréable de se promener. On vient l’été pour ses grandes plages et l’hiver pour faire du ski. La ville est aussi un point de départ pour la pêche sportive et la visite des parcs. Côté artisanat, la spécialité locale, ce sont les fleurs de couleur en bois.

VOLCAN VILLARRICA

Avec sa forme conique quasi parfaite, le volcan Villarrica est l’un des plus impressionnants du Sud chilien. Il domine la région de ses 2.847 m. La fumerolle qui s’en dégage encore ainsi que ses neiges éternelles se reflètent dans l’eau, offrant une splendide carte postale lorsque le ciel est bleu. Une bonne piste permet de monter en voiture jusqu’au centre de ski (saison de juillet à septembre) ainsi qu’au parc des grottes volcaniques. L’ascension du volcan est possible mais uniquement pour ceux pouvant justifier d’une expérience en alpinisme (ou andinisme). Le volcan est encore actif et la dernière éruption date de 1998.

PARC NATIONAL VILLARRICA

Le grand parc national Villarrica a été créé en 1940, couvre une superficie de 63 000 hectares et comprend trois volcans : Villarrica (2847 m), Quetrupillán (2360 m) et Lanín (3776 m), à cheval sur la frontière argentine et couvert d’un glacier au sommet. Plusieurs entrées et secteurs permettent d’accéder aux sentiers aménagés : Rucapillán, au sud du volcan Villarrica, Quetrupillán, au cœur de la forêt originelle d’araucarias, et Puesco, près des lacs. L’accès au sommet des volcans est réservé aux amateurs éclairés. Plusieurs communautés mapuches vivent dans le parc.

LAC CABURGUA

Au nord-est de Pucón, ce lac s’étend sur 5700 hectares à 700 m d’altitude au milieu de la forêt. Ses plages Playa Negra et Playa Blanca sont très fréquentées en été, notamment cette dernière, couverte de sable blanc, une curiosité géologique dans cette région où les plages ont la couleur des cendres volcaniques. En route, on peut faire un petit crochet de 300 m pour s’arrêter à Ojos del Caburgua, une autre curiosité géologique : l’eau du lac sort dans des bassins créés par une éruption et reliés l’un à l’autre par de petites chutes. L’un de ces bassins, plus grand, s’appelle Laguna Azul (lac bleu), tant ses eaux sont transparentes et bleues. Tout proche, le parc Namoncahue avec sa forêt cathédrale est habité par des espèces en danger : le petit marsupial monito del monte (dromiciops gliroides), le puma, le pic de Magellan (un oiseau), la loutre du Chili et le félin guiña.

OJO DE CABURGUA

À 20 km de Pucón, los Ojos de Caburgua sont deux puits naturels, alimentés par trois chutes d’eau d’entre 15 et 20 m de hauteur. Au milieu de la forêt exubérante, elles constituent une attraction incontournable de la zone. La couleur de ses eaux turquoise, issues d’un puit souterrain du lac Caburgua, contraste avec le vert éclatant de la végétation alentour. On peut s’y rendre en voiture mais aussi en bicyclette.

PARC NATIONAL HUERQUEHUE

À l’est du lac Caburgua, le parc national Huerquehue offre de splendides promenades au milieu des lacs et des forêts. Par exemple, l’un des sentiers démarre à la cascade Nido de Águilas (nid d’aigles), entourée de grandes fougères, puis monte à travers des mañíos, un conifère à l’écorce rougeâtre, jusqu’à un belvédère et ses étonnantes roches blanches. Il continue vers de beaux points de vue sur le lac Tinquilco avant de croiser les premiers araucarias, le pin typique de la région, et de redescendre vers les lacs Chica, El Toro et Verde. Un grand bol de nature à seulement 35 km de Pucón. Un autre sur la route, au village Pichares : le sanctuaire de la nature El Cañi, un petit parc privé qui offre aussi de belles vues en marchant dans la forêt.

RÉSERVE EL CAÑI

La réserve El Cañi, aussi appelée Sanctuaire El Cañi, est une réserve privée de 500 hectares consacrée principalement à la conservation des forêts ancestrale d’araucaria, l’une des espèces les plus anciennes de la planète. Établie comme l’une des premières zones protégées et privées du Chili, elle est aujourd’hui gérée par deux habitants de la ville de Pichares, une communauté proche de la réserve, la transformant en un exemple global de développement local par le biais de la conservation. Jusqu’au belvédère, vous pouvez compter environ 4 heures de randonnée. 

THERMES GEOMETRICAS

Situées en plein cœur du parc national Villarrica près du village de Coñaripe, les Thermes géométriques sont l’œuvre de l’architecte German del Sol. Celui-ci a créé un circuit de 450 m de long, aux formes géométriques, qui parcourt 20 bassins dans un canyon autrefois inaccessible. L’eau sort à 80 degrés : une expérience originale, notamment en hiver au milieu de la neige ! À noter qu’elles sont ouvertes tous les jours.

CURARREHUE

À 50 km de Pucón, Curarrehue est la dernière étape avant de se lancer sur la piste qui mène à l’Argentine par le Paso Mamuil Malal. Une partie de cette route qui traverse des forêts d’araucarias devrait être asphaltée, elle longe ensuite le volcan Lanín et aboutit à Junín de los Andes (à 80 km de la frontière). Curarrehue est en train de mettre en valeur ses racines mapuches : sa gastronomie à base de produits de saison dans une maison à 1 km du village (La Ñana), l’atelier de Juana avec ses tissages en laine, un beau musée avec des récits d’anciens et un petit marché artisanal au centre du village.

LAGUNA HUINFIUCA

Un très joli lac aux eaux bleu turquoise à 24 km au sud-est de Curarrehue, au bout d’une piste en pleine montagne et au milieu d’une belle forêt où dominent l’araucaria, le ñire (nothofagus antarctica) et le lenga (hêtre blanc). Sa plage de 600 m est couverte de sable fin.

LAGO QUILLELHUE

Enclavé dans la cordillère des Andes près du poste frontière Mamuil Malal, le lac Quillelhue (1,2 km²) est situé à 1100 m d’altitude. Sa forêt d’araucarias, de coihues (nothofagus dombeyi) et lengas (hêtre blanc) est habitée par des pumas, des renards et des lièvres. De sa petite plage, on apprécie une magnifique vue sur le volcan Lanín. Un sentier a été aménagé avec des panneaux expliquant la faune locale, notamment les oiseaux.

VOLCAN LANÍN

À cheval sur la frontière argentine et à 30 km de Curarrehue, le volcan Lanín domine de ses 3776 m les forêts d’araucarias du parc national Villarrica côté chilien et du parc national Lanín côté argentin. Tout près, le passage Mamuil Malal permet l’accès à Junin de los Andes et San Martin de los Andes. Il est couronné d’un glacier de 8 km² que les andinistes les plus chevronnés aiment explorer. Le Lanín est un volcan endormi.

PASO MAMUIL MALAL

Le Paso Mamuil Malal, aussi appelé le Tromen est un passage de frontière internationale qui unit l’Argentine au Chili. Il relie la province argentine Neuquén à la région d’Araucanie, près de Curarrehue au Chili. La distance entre ces deux endroits est de 156 km. Ce passage se trouve à 1253 mètres d’altitude. Côté argentin, vous arrivez via la ruta 60 et par le Chili c’est la route 199 qui vous y conduira. En Argentine, il se situe dans le parc national Lanín, alors qu’au Chili, il se situe dans le parc national Villarrica. Par cette étape, le volcan Lanín est très visible et vous promet de belles photos en perspective. 

LAC CALAFQUÉN

Lican Ray est la station balnéaire principale au bord du lac Calafquén, à 26 km au sud de Villarrica. Les vacanciers viennent nombreux l’été pour profiter de la plage, faire un tour sur le plan d’eau en bateau ou plus sportivement en kayak. Beaucoup de rues portent le nom d’anciens caciques mapuches, comme par exemple celle qui borde la grande plage, la Costanera Cacique Puñuleff. Le lac Calafquén (12 000 hectares) est sur la route des 7 lacs (souvent une piste) qui comprend également le Pellaifa, le Panguipulli, le Neltume, Le Pirihueico et le Riñihue.

CALAFQUÉN

Calafquén est une station balnéaire chilienne située sur la rive sud-ouest du lac Calafquén et faisant partie de la commune de Panguipulli dans la région de Los Ríos. Seulement habitée par 103 habitants, elle est majoritairement occupée par des maisons secondaires. Calafaquén vient de la langue mapudungun qui signifie « une autre mer » ou « un autre lac ». Au milieu du XXe siècle, seul un bateau à vapeur partait d’une jetée solitaire afin de rejoindre Coñaripe et livrer du bois avant de devenir le lieu idéal pour des vacances. 

COÑARIPE

Coñaripe est une station balnéaire de 1416 habitants, située au bord du lac Calafquén, dans la commune de Panguipulli dans la région Los Ríos du Chili. La ville était conçue à l’origine comme un centre d’exploitation forestière et de services pour les communautés mapuches de la région, elle est devenue un lieu de villégiature actif grâce à sa vaste plage de 3 km et à la proximité de nombreuses sources thermales et du volcan Villarrica. Vous pourrez aisément profitez de toutes les activités en été mais également tout au long de l’année. 

 

RÉSERVE DE HUILO HUILO

L’accès à la réserve de Huilo Huilo, un parc privé, a un parfum d’aventure comme en réserve souvent le Chili. De Coñaripe, au sud du lac Calafquén, une piste évite le petit lac Pellaifa, puis continue jusqu’à longer le lac Neltume et dévie vers le village du même nom, porte d’entrée à la réserve. Pour profiter de l’isolement de ce parc, de sa faune et de sa flore, les propriétaires de la réserve ont installé des hôtels particulièrement originaux et qui se veulent respectueux de leur environnement : le Nothofagus Spa Hotel , tout en hauteur en forme d’arbre, la Montaña Mágica, une formation rocheuse du haut de laquelle s’écoule de l’eau, ou encore Marina Fuy, un hôtel plus classique un peu plus loin, au bord du lac Pirihueico, qui rejoint la frontière argentine à son autre extrémité. Beaucoup d’activités sont organisées : balades à cheval et à vélo, trekking, ascension du volcan Choshuenco (2415 m), observation de la faune, pêche sportive, visite de la brasserie artisanale, piscine et spa, etc. Cette forêt humide est tout à fait remarquable pour la richesse de sa flore et de sa faune, comme le pudú (le plus petit cerf du monde) ou le monito del monte (un petit marsupial).

SALTO DE HUILO HUILO

C’est une puissante et magnifique cascade au milieu d’un paradis chilien. Son nom provient de la langue mapudungún qui signifie grotte profonde ou fissure profonde. Elle se situe à 62 km au nord-est de Panguipulli et mesure 50 mètres de hauteur. Cette cascade est assez puissante et éclabousse la forêt luxuriante. Il est possible d’accéder à ce magnifique saut par le biais de belvédères. Avec un climat pluvieux tempéré, le secteur est idéal et propose toutes sortes d’activités pour la famille.  

PUERTO FUY

Puerto Fuy est un port situé sur la rive ouest du lac Pirehueico, qui fait partie de la commune de Panguipulli dans la région de Los Ríos au Chili. Il sert de point de connexion pour naviguer vers Puerto Pirehueico, sur la rive du lac où se trouve le col Hua Hum.

MEHUÍN

Mehuín est un village situé dans la commune de Mariquina, dans la province de Valdivia, à l’embouchure de la rivière Lingue. C’est le lieu rêvé pour les pêcheurs et les voyageurs voulant pêcher. La plage de Pichicuyin, située au nord de Mehuín, est un lieu très calme, reposant et très peu fréquenté. Il est possible de camper dans les endroits autorisés. Cette plage est traversée par un ruisseau venant tout droit de la colline. 

QUEULE

Queule est une crique de pêcheurs située dans la province de Cautín, IXe région d’Araucanie au Chili. Queule est administrativement rattachée à la ville de Toltén située à 30 km environ et se situe à 120 km de la ville de Temuco. Dans cette réserve naturelle on pratique la pêche et l’agriculture. Le village a été dévasté en 1960 par le tsunami de cette année-là, mais a pu survivre. En 2010, un autre tsunami à fait surface, causé par un tremblement de terre à Cobquecure. Depuis c’est un lieu calme et paisible. 

PANGUIPULLI

Panguipulli est une ville appartenant à la province de Valdivia, dans la région de Los Ríos au Chili. Avec ses maisons en bois et ses rosiers, Panguipulli ne manque pas de charme. Les premiers habitants étaient les mapuches mais la ville est officiellement fondée en 1946. Cependant des archives de 1776 portent déjà le nom de la ville de Panguipulli. Le 1er colon dont le nom est resté connu est Guillermo Angermeyer, arrivé en 1885 sur place. Plus tard, des prêtres capucins créèrent une mission en 1903 et construisirent la splendide église San Sebastián.

LAC PANGUIPULLI

Le lac de Panguipulli est un lac du Sud du Chili, non loin de la ville de Panguipulli. Il fait partie des 7 lacs de la région. Le lac d’origine glaciaire, tout en longueur s’étend sur 9400 hectares, à 130 m d’altitude. À l’extrême Est, on peut voir les volcans Choshuenco et Mocho, au nord de Villarrica. Il n’y a pas de chemin d’accès sur la rive ouest, mais une piste qui longe la rive Est au pied de la cordillère couverte de forêts, permettant de rejoindre la réserve Huilo Huilo.

PELUMPÉN

Pelumpén est l’endroit rêver pour passer un moment paisible, loin de toute agitation au milieu de la nature chilienne. Ce lieu se trouve au bord du lac Panguipulli, dans la région des lacs au Chili. Les couleurs bleus du lac s’entrechoquent avec le vert de la végétation qui l’entoure. 

VOLCAN CHOSHUENCO

Ce volcan se situe dans la commune de Panguipulli, dans la province de Valdivia, dans la région des lacs au Chili. Il fait partie de la catégorie des stratovolcans. C’est un volcan qui est pour le moment endormi et se caractérise pour avoir deux cônes volcaniques. Le premier cône s’appelle Choshuenco, il est visible depuis la ville qui porte le même nom. Au sud-est se situe le cône Mocho qu’on reconnait grâce à son sommet plat. Le Choshuenco a une hauteur de 2415 m et le Mocho 2422 m de hauteur. Ce dernier compte deux éruptions enregistrées, l’une en 1864 et l’autre en 1937. Ce volcan est remarquable car il est entouré de nombreux lacs comme le Riñihue, ou le Panguipulli ainsi que de réserves comme la réserve nationale de Mocho Choshuenco ou le parc privé de la réserve biologique de Huilo Huilo.  

VALDIVIA

Capitale de la Région XIV de los Ríos, Valdivia compte environ 150 000 habitants installés au bord de plusieurs fleuves et à quelques kilomètres de l’océan Pacifique. Sa fondation en 1552 est plutôt un souvenir, la ville ayant été largement reconstruite en 1960 après un séisme. Son intérêt réside surtout dans son environnement proche de rivières, de parcs naturels et de proximité de l’océan. Des balades en bateau partent des quais du centre. Intéressant musée historique et anthropologique Mauricio Van de Maele, dans une maison de colon allemand du XIXe siècle, avec sa collection qui va des cultures précolombiennes à la colonisation allemande. On peut aussi facilement visiter les ruines d’un ancien fort espagnol à Niebla (18 km), ou en bateau les forts de l’île de Mancera et de Corral.

FORT DE NIEBLA

À l’embouchure du fleuve Valdivia, à 18 km de la ville de Valdivia, le village de Niebla est une station balnéaire et le moyen le plus simple de visiter l’un des anciens forts espagnols qui protégeaient la baie de Corral. Le Castillo de la Pura y Limpia Concepción de Monfort de Lemus est classé monument national. Il a été construit en 1671 et modernisé en 1767, équipé de 18 canons. Le peu de fortifications restant n’est pas accessible à la visite mais le site permet d’avoir une agréable balade. Un musée (fermé le lundi) permet de comprendre l’importance du fort à l’époque coloniale, du temps où pirates et corsaires s’en disputaient l’accès comme les richesses.

RÍO VALDIVIA

Ce río est un fleuve long de 15 km qui coule dans la région de los Ríos au Chili. Il est créé par la confluence des ríos Calle-Calle et Cau-Cay dans la ville de Valdivia. Ce río se déverse dans le Pacifique à l’endroit de la baie de Corral. Il est possible de naviguer sur ce río. Son cours réagit aux influences de la marée et se fait parfois sentir jusqu’à 50 km à l’intérieur des terres. 

LOS MOLINOS

Los Molinos est un joli petit village de pêcheur avec son port appartenant à la commune et province de Valdivia dans la région de los Ríos. Ce village est situé au nord de Niebla et à quelques kilomètres au sud de Curiñanco. Vous trouverez une belle plage et un petit port de pêche très authentique. 

LAC RANCO

Le lac Ranco, de 42 300 hectares, a une forme ronde bordée d’une route de 124 km pas toujours goudronnée. Depuis le Nord, on peut y accéder par le village de Futrono, depuis le Sud par celui de Lago Ranco, principaux centres de population du lac. Les riverains se consacrent à l’agriculture, à l’exploitation et au travail du bois. Ce territoire reste aussi un lieu de peuplement mapuche-huilliche. Un musée leur est consacré à Lago Ranco, ainsi que la fête des récoltes autour du 25 janvier, appelée Lepún.

PARC FUTANGUE

Ce parc est une réserve naturelle de 13 000 hectares, situé au bord du parc Puyehue et au bord du lac Ranco. Ses 100 km de sentiers permettent de découvrir la mythique forêt valdivienne. En langue Huilliche, Futangue veut dire grand canyon ; les natifs ont ainsi nommé la vallée autour de la rivière homonyme. Parmi les activités possibles : marche, VTT, kayak mais aussi détente au confortable Futangue lodge. Plus original, un circuit pour découvrir la grenouille de Darwin, que le célèbre naturaliste a découvert au XIXe siècle.

LAC PUYEHUE

Le village d’Entre Lagos, à l’ouest du lac Puyehue (15 700 hectares), se trouve sur la route qui va jusqu’à Villa La Angostura, en Argentine, par le poste frontière Cardenal Antonio Samoré. Elle est bordée le long du lac de campings ou petits hôtels avant de s’enfoncer dans la forêt le long de la rivière Golgol et de passer près de cascades, notamment le Salto del Indio et le Salto de la Princesa, à une quarantaine de kilomètres du village. Nombre de pêcheurs sportifs trouvent leur bonheur dans la région.

PARC NATIONAL PUYEHUE

À l’est du lac Puyehue, le parc national Puyehue s’étend sur 107 000 hectares, s’arrêtant à la frontière argentine mais touchant celui de Nahuel Huapi. Il protège une forêt humide à feuilles persistantes dominée par les volcans Casablanca, Antillanca et Puyehue. En altitude, la forêt laisse la place à la steppe typique de la Patagonie et à son emblématique condor. Le volcan Casablanca (à 47 km d’Entre Lagos), haut de 1990 m, est équipé d’un centre de ski, Antillanca. C’est le secteur Anticura, sur la route internationale, qui propose les sentiers les plus courts, celui du centre de ski les plus difficiles. Quant à celui d’Aguas Calientes, le plus près du lac, il se singularise par son complexe d’eaux thermales qui jaillissent à une température de 75°.

LAC RUPANCO

Du lac Puyehue, des pistes de quelques kilomètres conduisent au lac Rupanco (23 000 hectares), situé au Sud et dans lequel se reflètent les volcans Puntiagudo (2190 m) et Osorno (2652 m). Aucune route ni piste ne longe tout le bord du lac, rejoint à l’Est par les flancs de la cordillère couverts de forêt.

OSORNO

Fondée en 1553, abandonnée quelques années plus tard face à l’offensive mapuche, refondée en 1792, Osorno est l’une des plus grandes villes de la région des lacs avec ses 150 000 habitants. Dans les rues, on peut voir de belles maisons d’anciens colons allemands, construites à la fin du XIXe siècle. Leur histoire ainsi que celle des communautés mapuches est expliquée dans le musée historique municipal. Osorno est aussi la capitale de l’élevage bovin du Chili, on peut d’ailleurs entrer à la foire aux bestiaux le matin dans le quartier de Rahue.

PUERTO VARAS - voir notre dossier spécial

Proche de Puerto Montt et principale ville (22 000 habitants) au bord du lac Llanquihue, Puerto Varas constitue la meilleure étape de la région, permettant d’accéder facilement à l’île de Chiloé ou au lac Todos los Santos vers l’Argentine. Ses atouts : sa situation au bord du lac avec une splendide vue sur les volcans Osorno et Calbuco ; une large offre touristique (hôtels, restaurants, boutiques, divertissements dont un casino) ; les belles maisons allemandes du début du XXe siècle, d’architecture variée, parfois de style baroque ; une intéressante église paroissiale de style néoroman ; beaucoup de jardins, avec honneur aux roses ; théâtre, concerts, rencontres gastronomiques pendant l’été, en janvier-février ; sorties pour les pêcheurs sportifs qui trouveront également un championnat international en septembre, etc.

LAC LLANQUIHUE

Cet immense lac (87 700 hectares) est l’un de ceux qui offrent les plus belles balades, avec d’intéressants villages où faire étape, une route qui en fait tout le tour et la beauté des paysages : le lac, les volcans, la forêt, le parc national Vicente Pérez Rosales. Les alentours du lac ont longtemps été inhabités en raison des irruptions du volcan Osorno. Il a été « redécouvert » au milieu du XIXe siècle et le gouvernement a favorisé dans les années suivantes un plan de colonisation par les Allemands, qui ont commencé à s’installer, exploiter le bois, l’utilisant pour construire leurs maisons dans leur style architectural.

VILLAGE DE LLANQUIHUE

Llanquihue est une petite ville d’environ 18 000 habitants, situé au bord du lac homonyme, qui possède une vue spectaculaire sur les volcans Osorno et Calbuco. Fondée au milieu du XIXe siècle par des allemands, l’arrivée du chemin de fer en 1907 accéléra le développement de la ville, qui finit par être créée officiellement en 1968. Outre sa situation géographique, elle possède la particularité d’abriter plusieurs zones humides, au sein même de la commune. Celles-ci accueillent aujourd’hui 70 espèces d’oiseaux et 100 espèces de plantes.

VILLAGE DE BRAUNAU ET MUSÉE ANTONIO FELMER

Ce village fut fondé en 1877 par des immigrants germanophones de la Bohême, et doit son nom au village de Brauhau, dans cette même région. Situé à 9 km de l’ouest de Puerto Varas, il compte environ 3000 habitants. Il doit sa réputation au musée Felmer, qui traite de la colonisation austro-allemande dans la région de Puerto Varas. C’est en 1975 qu’Antonio Felmer Niklitschek commença un travail de compilation des objets symboliques de cette immigration. Situé dans un imposant grenier à blé, le musée présente ainsi des photographies, des instruments de musique ou de travail, et des objets du quotidien, notamment.

FRUTILLAR - voir notre dossier spécial

Sur la côte ouest du lac Llanquihue, la petite ville de Frutillar est scindée en deux : Alto et Bajo, le haut et le bas. La partie basse s’est installée dans une baie bordée d’une promenade longeant la plage fort agréable. Fondée par les colons allemands au XIXe siècle, elle en garde les traces avec de grandes et belles demeures en bois au milieu d’agréables jardins et un musée colonial allemand intéressant : ses bâtiments (moulin, atelier du forgeron, maison de campagne) comme le mobilier ou les photos exposés illustrent bien ce processus de colonisation particulier à la région. Au bout d’un ponton, un bâtiment circulaire abrite le Teatro del Lago, avec une grande salle offrant la vue sur les volcans et de grands rendez-vous musicaux dont les célèbres semaines musicales, fin janvier-début février.

PUERTO OCTAY

Au nord du lac Llanquihue, la station balnéaire Puerto Octay est lovée dans une baie et a été fondée par les colons en 1852. On peut voir de belles demeures de ce style du XIXe siècle, toutes en bois et de couleur, comme l’église jaune au clocher couleur tuile ou l’immense collège dans la rue derrière. Au bout de la péninsule, on retrouve le lac et de splendides vues du volcan Osorno.

PUNTA CENTINELA

Punta Centinela offre une plage abritée, avec une vue splendide sur le volcan Osorno. Un endroit idéal pour se détendre et profiter d’une bonne baignade.

VOLCAN OSORNO

À l’est du lac Llanquihue, le volcan Osorno est l’un des plus beaux de la région, avec son cône enneigé s’élevant jusqu’à 2652 m, entouré d’autres massifs de la cordillère des Andes. Une route asphaltée de 13 km conduit jusqu’au centre de ski, avec un bar-restaurant ouvert toute l’année. De là, les alpinistes expérimentés peuvent entreprendre la difficile escalade du volcan en une journée, accompagnés d’un guide (recommandé en novembre-décembre seulement). Le centre de ski peut louer l’équipement nécessaire et compte deux télésièges, dont l’un montant à 1850 m d’altitude. Lorsque le ciel est dégagé, la vue sur le lac, la montagne et la forêt est inoubliable.

PARC NATIONAL VICENTE PÉREZ ROSALES

Créé en 1926, le parc national Vicente Pérez Rosale est le plus ancien du Chili. Sur 231 000 hectares, il comprend plusieurs volcans (dont l’Osorno) et le lac Todos Los Santos, de magnifiques paysages de forêt et de cordillère jusqu’à la frontière argentine, des lieux de pêche, de ski, d’escalade, et plus généralement un environnement naturel rafraîchissant. Son administration principale se trouve à Petrohué, au bord du lac. Elle a aménagé le sentier pour aller admirer Saltos de Petrohué, une cascade dans la forêt facile d’accès, avant d’arriver au village du même nom.

PETROHUÉ et LAC TODOS LOS SANTOS

Partant de Puerto Varas, la route internationale longe le lac Llanquihue sur 47 km, avec une splendide vue, puis continue dans la forêt pour arriver 19 km plus loin à Petrohué. Un petit village perdu, avec un bon hôtel et un port d’embarquement pour l’un des plus surprenants passages de frontière. Le bateau traverse le merveilleux lac Todos Los Santos, entouré de forêt et de volcans, aux eaux limpides couleur émeraude, jusqu’à Peulla, où l’on peut faire étape pour profiter de la nature, observer les oiseaux, découvrir la flore, les cascades, les plans d’eau du parc national Vicente Pérez Rosales. De là, un bus conduit par une piste à la frontière argentine, 26 km plus loin, d’où il faudra embarquer de nouveau, puis reprendre un bus, pour finir par arriver à Puerto Blest, au lac Nahuel Huapi, et enfin à Bariloche (en une journée entière).

CHUTES DE PETROHUÉ

Los Saltos de Petrohué, à 50 km de Puerto Varas, sont une vraie carte postale de la Patagonie des lacs : ces cascades couleur vert-bleu, issues du tout proche lac Todos los Santos, s’écoulent avec en toile de fond le volcan Osorno. Elles se trouvent dans le parc national Vicente Perez Rosales, et constituent une halte obligatoire sur la route vers le village de Petrohué.

LAC TODOS LOS SANTOS

Le Lago Todos Los Santos (Tous les Saints) se trouve dans la région X, à 96 km de Puerto Montt et 75 km de Puerto Varas, à l’est du lac Llanquihue. Il fut baptisé de son nom actuel par les Jésuites, lorsque ceux-ci le découvrirent au XVIIe siècle. Le lac se trouve au pied du flanc est du volcan Osorno, et au cœur du parc national Vicente Perez Rosales. Il compte sur ses rives les villages et ports de Petrohué, à l’ouest, et Peulla, à l’est. D’une superficie de plus de 175 km², le lac abrite en outre la charmante petite île Margarita, de 2 km de large, où on peut débarquer. Ce lac est connu pour sa beauté, mais aussi car il est sur la route de la traversée des Andes entre l’Argentine et le Chili, plus précisément entre Bariloche et Puerto Montt. Après la traversée de la frontière par voie terrestre, on prend un bateau à Peulla jusque Petrohué, où on poursuit de nouveau par la route. Autre incontournable, les chutes de Petrohué, qui forment une carte postale avec le volcan Osorno en arrière plan. Non loin également, se trouvent les volcans Puntiagudo et Tronador.

TRAVERSÉE DES LACS, PETROHUÉ à BARILOCHE

Cette traversée des Andes est une expérience à la fois originale et splendide. De Puerto Montt, vous gagnez Petrohué, petit port sur les rives du splendide Lago Todos Los Santos. Vous embarquez vers l’est, en direction de l’Argentine. Vous êtes dans le parc national Vicente Perez Rosales, au pied du volcan Osorno, dont vous vous éloignez pour débarquer à Peullat après 1 heure 40 de navigation. De là, vous poursuivez par la piste pour 2 heures de route. Vous passez la frontière argentine jusque Puerto Frias, au bord du lac Nahuel Huapi, dans le parc national Argentin homonyme. Vous terminez par une nouvelle navigation de 20 minutes, et un dernier transfert jusque Bariloche.

VOLCAN PUNTIAGUDO

Le volcan Puntiagudo se dresse à 30 km au nord-est du volcan Osorno et à 98 km de Puerto Varas. Il surplombe le lac Rupanco, à la limite avec le lac Todos los Santos qui marque l’entrée dans le parc national Vicente Pérez Rosales. On n’accède au pied du volcan qu’au terme d’une longue randonnée depuis la vallée de Puntiagudo ou le lac Rupanco, à travers la forêt native valdivienne, composée des arbres traditionnels ulmos, alerces, tepas et tineos. Il est possible d’y rencontrer des pudus (petits cervidés endémiques), des renards, des pumas, ainsi que des colibris. Haut de 2498 m, il est l’un des sommets les plus difficiles à gravir de toute la cordillère en raison de son à-pic et la friabilité de sa roche.

CERRO TRONADOR

Le Cerro Tronador est un volcan inactif depuis plus d’un million d’année, avec une altitude importante pour la région de 3554 m. Il est à cheval entre le Chili et l’Argentine. En outre, il sépare deux parcs nationaux : le parc Vicente Perez Rosales au Chili, et le parc Nahuel Huapi en Argentine. Il est en outre recouvert de 7 glaciers qui, ajouté à l’érosion, lui ont fait perdre son aspect classique de volcan. Une jolie excursion coté argentin, dans le parc national et à une trentaine de kilomètres de Bariloche, permet de s’approcher au plus près des roches qui entourent le volcan, au point de ne plus distinguer son sommet.

PUERTO MONTT - voir notre dossier spécial

Capitale de la Xe Région des Lacs, Puerto Montt est un grand port actif comptant plus de 150 000 habitants, km 0 de la Route australe qui parcourt un millier de kilomètres jusqu’au sud de la Patagonie. La colonisation de cette région couverte de forêt a commencé vers 1850 et la cité a été fondée en 1853 en hommage au président Manuel Montt. Le port ne sert pas seulement aux marchandises, notamment à l’énorme production de saumon, c’est aussi un point de départ ou d’arrivée des croisières jusqu’à Punta Arenas, à Angelmó. La ville s’anime également autour de la place principale Buenaventura Martinez, avec une grande fontaine et, en face, la cathédrale.

MARCHÉ D'ANGELMO

À 2 km à l’ouest de la ville, le long du canal de Tenglo, Angelmó est le port de la ville. Outre son ambiance maritime, on peut venir se balader pour découvrir ses restaurants de fruits de mer et de plats locaux, ses artisans et ses producteurs locaux. À noter le marché qui se tient tous les matins dès 9h, avec une mention spéciale le dimanche lorsque les pêcheurs de différentes îles de Chiloé s’y rendent.

VOLCAN CALBUCO

Ce volcan actif se trouve à 2003 m d’altitude, dans la réserve nationale Llanquihue, au sud-est au lac homonyme. Son nom signifie « eau bleue » en mapuche. Sa dernière éruption date de 2015, après 43 ans de sommeil, et a nécessité l’évacuation de milliers de personnes. D’accès facile depuis Puerto Montt, ses environs offrent de nombreuses possibilités de randonnées.

LAC CHAPO

Ce lac se situe au sud du volcan Calbulco, entre les deux parcs nationaux Alerce Andino et Vicente Perez Rosales mais sans en faire partie. D’une superficie de 55 km², il est surtout visité par les pêcheurs locaux. Moins touristique que les lacs Llanquihue ou Todos los Santos, il est pourtant splendide et accessible en voiture.

PARC NATIONAL ALERCE ANDINO

Au sud de la péninsule située entre l’estuaire de Reloncavi et Puerto Montt, le Parc national Alerce Andino protège sur 39 255 hectares une forêt millénaire de cyprès de Patagonie (fitzroya cupressoides), qui peuvent atteindre jusqu’à 40 m de hauteur, une espèce endémique de la Patagonie chilienne et argentine, et aussi le copihue (lapageria rosea), fleur nationale du Chili, de couleur rouge. Le parc s’étage du niveau de la mer jusqu’au Cerro Cuadrado à 1558 m, un paysage varié de vallées et montagnes, agrémenté d’une cinquantaine de lacs et lagunes et habité par le pudú (plus petit cerf du monde), le marsupial monito del monte, le grand chat sauvage, le puma, etc. On peut également observer de nombreux oiseaux comme le colibri, le pic de Magellan, le martin-pêcheur, le canard royal, l’outarde ou le condor…

ÎLE DE CHILOÉ - voir notre dossier spécial

À quelques encablures du continent, l’île de Chiloé s’en démarque par ses ancestrales spécificités géographiques, historiques et culturelles. Ses 180 km du Nord au Sud sont parcourus d’une cordillère ne dépassant pas les 1000 mètres mais suffisante pour arrêter les vents chargés d’humidité qui viennent du Pacifique. La population s’abrite et se concentre donc sur toute la façade Est, sur la grande île et les innombrables petites îles et îlots de son golfe intérieur. Les conquistadores ont découvert l’archipel en 1567 et sa population fruit du métissage entre les occupants mapuches et les Chonos. Il est resté isolé jusqu’au milieu du XIXe siècle et a réussi depuis à conserver sa culture et ses traditions. Chiloé est classée au Patrimoine culturel de l’humanité pour ses exceptionnelles églises en bois.

CASTRO

Capitale de la province de Chiloé, la ville de Castro est située presque au milieu de l’île, sur la côte Est, et constitue une étape incontournable de la découverte de Chiloé. Sa promenade de bord de mer est souvent bordée des traditionnelles maisons sur pilotis, peintes de toutes les couleurs, très pittoresques. Certaines conservent l’architecture locale caractéristique : des murs et un toit en « tuiles » ou « écailles » de bois de différentes formes. Sur la place principale, la grande église de San Francisco est classée par l’Unesco. Le 3e week-end de février, un festival des coutumes est organisé avec artisanat, musique et gastronomie.

LES 16 ÉGLISES CLASSEES DE CHILOE - voir notre dossier spécial

L’île de Chiloé abrite un trésor mondialement renommé, et presque unique au monde : toutes les églises de l’archipel, une soixantaine en tout, sont construites en bois. 16 d’entre-elles ont même été classées au patrimoine de l’UNESCO. L’organisation supranationale a notamment souligné « des exemples exceptionnels de fusion réussie des traditions culturelles européennes et indigènes ». Globalement, les églises possèdent le même type d’architecture composé d’arches sur le fronton, une nef centrale et deux portes latérales surmonté d’un clocher. D’un édifice à un autre, les couleurs ne sont cependant pas les mêmes. Proches des côtes, leur clocher servait également de repère pour les marins.

PARC NATIONAL CHILOÉ

Sur la côte Ouest, le parc national Chiloé protège sur 43 057 hectares un paysage quasiment vierge de forêt, de lagunes côtières, d’immenses plages au bord du Pacifique et un riche écosystème. Une centaine d’espèces d’oiseaux y trouvent refuge (cormoran, huitrier, manchot de Humboldt…) ainsi que de nombreux mammifères marins comme la loutre et le lion de mer. Le secteur le plus facilement accessible en voiture est celui de Cucao (60 km de Castro), où l’océan Pacifique tend les bras au visiteur après avoir longé un lac sur 20 km.