Paléontologie au Chili : Quebrada Chacarilla, Pichasca…

Quelques sites paléontologiques au Chili, notamment, le site de Pichasca et celui de la Quebrada de Chacarilla.

Site de la Quebrada Chacarilla

Découverte de Chacarilla

La découverte de ce site paléontologique a eu lieu à la fin des années 1950, lorsque étaient effectuées des prospections pétrolières dans la région. Des géologues américains ont visité le site pour la première fois en 1962. Cependant, il faudra attendre l’été 1999 pour qu’un groupe de spécialistes mesure puis identifie les traces de ces dinosaures. C’est dans les cerros de la Quebrada de Chacarilla, situés à 40 km au Sud-Est de Pica et à 200 km d’Iquique, ont été découverts 16 espèces différentes de dinosaures.

Espèces découvertes à Chacarilla

Il y a 100 millions d’années, la configuration de la région était bien différente de celle d’aujourd’hui. En effet, les continents étaient toujours en formation et des grands fleuves coulaient dans les environs. Sur le site de Chacarilla, on peut observer des empreintes de pas de 7 espèces distinctes relevées sur 5 sites différents. Parmi elles, on compte une espèce similaire au Giganotosaurus Carolinii, découvert il y a quelques années en Argentine. C’est l’une des plus grandes espèces de dinosaures répertoriées jusqu’à aujourd’hui. Ses empreintes mesurent environ 75 cm de large, soit davantage que le Tiranosaurus Rex. Ces empreintes, restées marquées dans le sol, ont pu être conservées grâce à la terre argileuse de la région. Les dinosaures traversaient les fleuves et rivières environnantes, puis retournant sur l’argile, les traces de pas se fossilisaient. Ce phénomène a permis que les archéologues découvrent ces immenses traces plus de 65 millions d’années plus tard.

Reconnaissance du site de Chacarilla

Pour observer au mieux ces empreintes préhistoriques – entre l’ère du Jurassique Moyen et l’ère du crétacé inférieur-, le meilleur moment est entre 12h et 15h, quand l’ombre souligne parfaitement la profondeur et la silhouette des traces. Le site de Chacarilla a été reconnu d’une grande valeur scientifique et déclaré Sanctuaire de la Nature en 2004. Cette reconnaissance permet de protéger et préserver les ressources naturelles, touristiques et paléontologiques de cet héritage historique fragile.

																	  																  

Site du Monument Naturel de Pichasca

Le monument naturel de Pichasca est un lieu à la fois paléontologique, archéologique et géologique.
Il est situé dans la IVe région, à environ 56 km au Nord-Est de Ovalle. On y trouve des végétaux pétrifiés datant de plus de 75 millions d’années. Ce parc de 128 hectares fait partie de la commune de Río Hurtado et plus précisément sur les hauteurs de San Pedro Viejo. Il est bordé par la vallée du Río Hurtado. Il s’agit de la réserve paléontologique la plus ancienne de la région, avec notamment des troncs pétrifiés datant de la l’ère du crétacé supérieur. On trouve également des restes de faune et de flore fossilisées datant de l’ère du crétacé tardif. Enfin, c’est dans ce monument naturel que se situe la « Casa de Piedra » – Maison de Pierre – où ont été retrouvées des traces de cultures précolombiennes telles que des restes humains, d’aliments, des pointes de flèches ou encore des peintures rupestres.

Site Paléontologique Bahia Inglesa

Le parc de Bahia Inglesa , près de Copiapó, est le site paléontologique le plus important du Chili. Ce gisement de fossiles abrite des restes de plus de 75 espèces de mammifères, reptiles, oiseaux et poissons, parmi lesquels des requins, des pélicans, des manchots, des otaries, des dauphins, des tortues, des baleines et des crocodiles. On y trouve également des ossements de nombreux animaux comme des pélicans géants et différents types de baleines.A proximité se trouve le seul musée paléontologique du pays, celui de la Caldera. Il expose notamment de nombreux fossiles de dents de requins, ainsi que le plus grand crâne de baleine fossilisé de toute l’Amérique du Sud, qui atteint presque 4 m.Les visites du site paléontologique se font en présence d’un guide du musée, l’accès au gisement étant limité afin de protéger les précieux fossiles.