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Voyage Putre. Séjours et information.

Géographie, climat, sites, histoire, musées et monuments, hôtels, transports, circuits.

Situation géographique de Putre

Putre tire son nom d’un mot aymara qui signifie murmure de l’eau. Située à 145 km d’Arica, cette ville culmine à 3.561 m, aux pieds du sommet enneigé Taapaca. Elle peut être un lieu de halte stratégique pour s’habituer aux effets de l’altitude avant d’explorer le Parc National Lauca et les autres paysages fabuleux de la région de Parinacota.

Climat de Putre

Putre a un climat typique de l’altiplano andin, avec des précipitations fréquentes de décembre à mars. Il neige assez souvent en plein hiver, mais l’amplitude thermique reste importante entre le jour et la nuit, et les températures maximales sont de 16 ºC en hiver et 25 ºC en été, pour des minimales de 5 ºC en hiver à 12 ºC en été. Voir notre fiche : Quand partir au Chili.

Histoire de Putre

Ce poste de relais sur le chemin de l’inca connaît son heure de gloire avec l’exploitation des mines d’argent de Potosi, puis d’or de Choquelimpe. Fondé en 1580, le village colonial construit à cet emplacement stratégique bénéficie en effet de la route commerciale qui relie Potosi à Arica. Au moment de l’indépendance chilienne, le déclin des mines entraîne le départ de nombre de familles d’immigrants espagnols. Durant la guerre du Pacifique, l’armée péruvienne y rassemble l’approvisionnement en armes et vivres de Tacna et Arica, et malgré les résistances locales fortes, le territoire devient chilien suite aux accords de paix de 1883.
Les 1.200 habitants vivent aujourd’hui du tourisme et de l’agriculture. La tradition des cultures en terrasses s’est maintenue depuis les cultures précolombiennes. On peut admirer sur les versants de la vallée de Chilcacahua la mosaïque dessinée par les plantations de pommes de terre et les élevages de lamas classés par couleur de laine.

Sites d’intérêt : que voir à Putre?

La rue O’Higgins est la plus ancienne du village; bordée de ponts de pierre, elle tire son charme colonial des grilles en fer forgé et des encadrements de portes et de fenêtres en pierre de taille du XVIIe siècle.
L’église de Putre, construite en 1670 suite à la destruction de la précédente par un séisme, a une nef en adobe de 33 m de long pour 6 m de haut. Sa façade en pierre et son chœur ont été ajoutés en 1871. Notons aussi son autel principal est surmonté d’un retable bleu ciel qui date de 1895, ainsi qu’un bel escalier en pierre qui permet de monter du baptistère à la chaire.

Dans les environs de Putre

À 42 km de Putre, le village de Parinacota est déclaré monument national depuis 1979. Perché à 4.392 m d’altitude, il réunit d’humbles demeures d’origine précolombienne autour de sa chapelle coloniale. L’adobe blanchi des murs surmontés d’un toit de chaume a un charme bucolique. Il est habité par des bergers souvent occupés plus loin dans l’altiplano, qui ne se retrouvent tous au village que lors des festivités annuelles.

 

Le Cerro Milagro qui s’élève au Sud-Est de Putre est accessible pour une jolie ascension de 300 mètres en une heure. Il offre une vue panoramique minérale sublime, avec un camaïeu subtil de couleurs blanches, orangées, brunes ou violettes. À certains endroits, le sol désertique est rouge constellé de mousse vert vif.

Le Parc National Lauca, inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco, s’étend sur 137.883 hectares, entre 3.200 et 6.342 m d’altitude. Il est surplombé par les neiges éternelles des volcans jumeaux Pachayatas : le Parinacota à 6.300 m et le Pomerape à 6.200 m. Classé réserve de la biosphère mondiale, il renferme guanacos, vigognes et plus d’une centaine d’oiseaux différents.

Au niveau de Las Cuevas, l’eau qui affleure atteint 31 °C. On peut admirer le spectacle naturel des, des geysers et sources thermales qui trouvent leur origine dans l’activité volcanique souterraine. Ce sont les Nevados de Payachatas, deux volcans voisins appelés respectivement Parinacota (6.342 m) et Pomerape (6.282 m), ainsi que le Guallatiri (6.060 m) et l’Acotango (6.050 m), qui ont façonné ces anciens champs de lave aujourd’hui devenus des marais.
Les lagunes de Cotacotani offrent un paysage unique, avec leur multitude de petites étendues d’eau délimitées par des formations volcaniques capricieuses. En contrebas, le lac Chungará, un des plus élevés au monde avec ses 4.517 m d’altitude, reflète le glacier de 300 m de large du mont Parinacota, ainsi que son sommet jumeau Pomerape.

Le chacu est le nom quechua des pièges à vigognes et guanacos. Utilisés depuis la nuit des temps pour capturer, les camélidés, ils se composent de murets de pierres sèches habilement disposés. Celui-ci, situé dans le Parc National Lauca, remonte au XVIe siècle.
Visviri, qui signifie souffle du vent en Aymara, est le village le plus septentrional du Chili. Situé à 4.069 m d’altitude, il abrite moins de 300 habitants dans la région de Parinacota. On l’appelle aussi le triangle de Visviri puisqu’il est frontalier avec la Bolivie (Charaña à l’Est) et le Pérou (Tripartito au Nord). Tous les dimanches, il est possible de trouver de jolis textiles et les objets sculptés en pierre objets dans la foire d’artisanat local Trifinio, à la triple frontière.

D’autres superbes montagnes, les Cerros Cosapilla, Iquilla et Churicagua attirent l’œil entre Putre et la frontière, avec leur palette colorée toute en nuances. Les montagnes supérieures à 5.000 m, Suriplaza, Cosapilla, Copatanca et Churicagua, sont aussi très colorées.
Le volcan Tacora appartient à la Cordillère des Andes; situé tout près du Pérou, c’est le plus au Nord des volcans chiliens. Son volcan jumeau est péruvien et s’appelle le Chupiquiña. Légèrement plus bas, il marque le début de la Cordillère du Barroso, au Sud du Pérou. La frontière entre le Pérou et le Chili passe entre ces deux volcans riches en soufre. Les localités voisines de Villa Tacora et Villa Industrial témoignent du passé minier de cette zone, connue pour l’ancienne mine de soufre d’Aguas Calientes.

Les thermes de Jurasi, situées à 10 km de Putre, proposent de se baigner dans deux piscines en plein air à différentes températures selon leur distance de la source qui atteint 50 °C. Elles sont sur le versant Nord-Est de la vallée de Jurasi, à 30 km à l’ouest de Putre et 3.500 m d’altitude. Leurs eaux d’origine volcanique sont prisées pour leur effet bienfaisant et relaxant sur le corps.

Copaquilla abrite un fort précolombien à 100 km au Nord-Est d’Arica, sur la commune de Putre. On estime que sa construction date du XIIe siècle. Sa double muraille protège 400 emplacements délimités par des murs circulaires. Juste en-dessous, les terrasses de culture s’étagent sur un canyon de 150 m de profondeur. Le site a été restauré par l’université de Tarapacá en 1979, et classé comme monument national péruvien en 1983.
À 120 km de Putre, le Salar de Surire émerveille par son étendue immaculée, parsemée de fumerolles et de diverses espèces de flamands. Classé Monument naturel, le paysage saisit par le contraste entre le blanc du lac de sel et des sommets enneigés qui l’entourent avec le bleu des eaux des lagunes.

La faune endémique est toute à son aise dans les limites protégées du parc national de Lauca. On peut  observer plus de 130 espèces d’oiseaux et 21 espèces de mammifères. Pour les amateurs de safari photos, c’est un vrai bonheur de pister la perdrix des hauts plateaux, le pluvier de la puna ou la guallata, sympathique oie andine. Il arrive même de croiser des nandous, sortes de grandes autruches sauvages. Sans oublier les camélidés emblématiques de l’altiplano andin ; vigogne, lama et guanaco.

La flore de Putre subit l’influence décisive de l’altitude élevée. Seuls résistent quelques espèces à 3.800 mètres : de nombreuses espèces de cactus, des tunas ou figuier de barbarie, ainsi que des queñoas, beaux arbustes à l’écorce parcheminée orangé. Quand on se promène dans le Parc National Lauca, on peut aussi s’étonner de la présence de llareta, doctement appelée azorella compacta ;   ces sortes de boules de mousse sont d’un vert vif qui tranche sur le sol aride.

Fêtes et événements à Putre

En janvier, lors de la cérémonie de la floraison, les Aymaras remercient la Pachamama pour la saison antérieure et marquent de couleur les moutons.
Du 2 au 5 mai, la fête religieuse de la Cruz de Mayo permet à tout le voisinage de se retrouver.
Le 15 août, c’est la fête patronale de la Vierge de l’Asunta ; marquée par des danses et processions dans les rues du village.

La première semaine de novembre, la Pachayampe ou fête de la pomme de terre préside à des dégustations de diverses espèces de tubercules, mais aussi à toutes sortes d’activités traditionnelles.
Fin novembre, la Feria Régionale Andine accueille des stands d’exposition d’artisanat, des concours de bétail, des spectacles de folklore et des concerts de chanson andine ; elle est aussi nommée la fête internationale de l’intégration.
Le dernier dimanche de novembre, pour la fête du Christ Roi, une grande procession va jusqu’à une grotte de la vallée de La Barranca, où diverses célébrations religieuses solennelles se succèdent.

Restaurants : où manger à Putre?

La Paloma est une adresse simple et fiable. On peut y manger des plats typiques du Chili, le tout dans un décor magnifique, une très bonne adresse.
Cafe Putre est l’adresse la plus conseillée pour y manger une pizza ou dévorer une viande d’Alpaga et doté d’un personnel charmant. 

Hôtels : où dormir à Putre?

Le Terrace Lodge est un lieu de repos simple et agréable. Situé juste en dehors du village, on y accède par une courte marche depuis la place principale. L’accueil est chaleureux et la vue sur la montagne depuis le patio impressionnante. 

L’hôtel Kukuli est une adresse paisible et modeste qui permet de se ressourcer en profitant de la vue sur les paysages montagneux des environs. 

L’hôtel Q’antati est un endroit confortable pour séjourner, à 10 minutes de marche du centre ville, où il faut retourner dîner puisqu’il n’y pas de service de restauration autre que le buffet de petit déjeuner .

Transport : comment se rendre à Putre?

Plusieurs accès mènent au village de Putre, à 45 km à l’Est de Parinacota et 145 km au Nord d’Arica ; la Panaméricaine qui relie Iquique à Tacna ou la route internationale vers la Bolivie au Nord. Il est aussi possible de débarquer au port Carlos Ibáñez del Campo.