Sebastián Piñera, homme d’affaires et président.

Homme d’affaire, mais aussi  politique, il devint président du Chili à la suite de Michelle Bachelet en 2010, puis lui succède une seconde fois en 2018.

Né le 1er décembre 1949 à Santiago, son père fut ambassadeur en Belgique puis à l’ONU entre 1964 et 1970. Il termina ses études secondaires à Bruxelles, et revint au Chili étudier l’économie. Après son mariage avec Cécilia Morel, le couple s’envole aux USA où Sebastián effectue son doctorat, à Harvard. Il travaille ensuite dans différentes banques, puis se lance dans l’actionnariat. Il amasse ainsi une jolie fortune, bien que cela soit parfois controversé, voire porté au tribunal pour certains cas.

Il entame son parcours politique en 1988, lors du référendum de Pinochet. Il vote contre, puis s’engage dans l’équipe de campagne du candidat de droite. Il est élu sénateur en 1990, et gardera son siège jusqu’en 1998. À partir de 2001, le voilà président du parti à droite Révolution Nationale. Il se présente aux élections de 2005, face à Bachelet, et rassemble 25 % des votes exprimés. Néanmoins, il ne passe pas le second tour, avec un score de 46,5 % des voix. Il doit attendre 2009 pour siéger à la présidence, porté par la coalition pour le changement, une union des droites. Il se fait également soutenir par l’écrivain Jorge Edwards et le péruvien Vargas Llosa. Après une campagne incertaine, il est élu à 51% des voix.

Peu avant son investiture à la présidence, le pays connaît un grave séisme. Il met immédiatement des moyens pour aider Bachelet à gérer cette situation, puis une fois au pouvoir, consacre essentiellement le début de son mandat à superviser les travaux de reconstruction. Il introduit dans son gouvernement différents anciens responsables militaires de l’ère Pinochet, ce qui suscite quelques controverses. Un accident minier au fort retentissement mondial l’incite à revoir toutes les mesures de sécurité du secteur minier mais aussi d’autres secteurs d’activité.

En 2014, il doit quitter la présidence. Malgré sa forte popularité, c’est la candidate de l’opposition, Bachelet, qui reprend les rênes du pays. Sous le mandat de cette dernière, il campe le rôle de chef de l’opposition. Il profite également des différents scandales de corruption et du ralentissement économique. Désigné candidat à la présidentielle, il remporte le scrutin en décembre 2017 avec 54 % des voix. Il retourne au Palacio de la Moneda le 11 mars 2018.