Picunches et Chiquillanes : une influence Mapuche

Ces deux peuples du Chili, influencés par les mapuches, parlaient le mapudugun.

Les Picunches

À l’époque précolombienne, ce peuple vivait entre deux grands fleuves, le río Aconcagua et le río Itata, situé au Nord du Chili, et entre deux communautés : au Sud les Diaguitas et au Nord les Mapuches. Ils eurent de nombreux contacts avec ces deux cultures, et leur culture a été influencée par ces deux peuples. On a ainsi remarqué que la poterie des Picunches fut plus développée que celle des Mapuches, grâce au contact avec les Diaguitas, les maîtres de la poterie de l’époque. Les Picunches vivaient par groupes d’environ 10 familles, avec une économie basée sur l’agriculture. Ce peuple sédentaire exploitait surtout la pomme de terre et le maïs pour commercer avec les peuples côtiers. Les Picunches savaient aussi travailler le textile.

S’ils parlaient la même langue que les mapuches, ils ont atteints un niveau de développement culturel supérieur à ceux-ci, grâce à leurs contacts avec le peuple des Diaguitas dans un premier temps, puis avec le peuple Incas.

Les Picunches étant un peuple pacifique complètement dédié à l’agriculture, ils n’opposèrent pas de résistance aux colons espagnols et furent peu à peu absorbés.

Les Picunches ont semble-t-il eu des descendants qui ont vécus du Centre du Chili jusqu’à Chiloé, les Huilliches. Ils seraient en fait des Picunches qui auraient migré vers le Sud.

Les Chinquillanes

Tout comme les Picunches, les Chinquillanes parlaient la langue mapuche. Les Chinquillanes étaient une ethnie de chasseurs, qui vivaient en clan de nomades dans les bandes occidentales et orientales de la cordillère des Andes, entre la capitale chilienne actuelle et les hauteurs de Chillán.
Ils chassaient le guanaco, le ñandú ou encore le puma, mais également d’autres animaux plus petits. Ce peuple se nourrissait aussi de racines sauvages.

Ces chasseurs possédaient des coutumes violentes : ils pratiquaient notamment l’infanticide féminin, et attaquaient ensuite les mapuches à la venue de l’été pour voler des femmes et des vivres. Le seule commerce qu’ils effectuaient était celui du sel qu’ils trouvaient dans les lagunes de la Cordillère andine.

La population Chiquillanes était assez réduite et le développement culturel de ce peuple semblait élémentaire. Ils croyaient vraisemblablement en une vie après la mort, puisque les défunts étaient mis dans des caveaux ou recouvert par un montas de pierre avec leurs outils personnels.

Il semblerait qu’ils se soient intégrés peu à peu à d’autres peuples, car après la fin du XVIIIe, les Chiquillanes ne sont mentionnés dans aucune chronique.