L’économie chilienne : stable, dynamique et ouverte

Le Chili est devenu le 31ème pays de l’OCDE.

Début 2010, le Chili est devenu le 31e pays membre de l’OCDE, l’Organisation de coopération et développement économique qui regroupe les pays les plus industrialisés. Le Chili en est le premier membre sud-américain et le second latino-américain après le Mexique. De fait, l’économie chilienne est l’une des plus développées du continent, affichant une croissance moyenne supérieure à 5% de 1990 à 2008, et l’une des plus stables. En quelques années, son PIB par habitant est aussi devenu l’un des plus élevés du continent: 9.525 dollars/an/habitant en 2009, selon le Fonds monétaire international (FMI). L’OCDE a souligné ses gros progrès dans la lutte contre la pauvreté (de 38% de la population en 1990 à 13,7% en 2006) et les inégalités

Le Chili est peu endetté, ses finances sont relativement saines, il a constitué des réserves et opté pour une politique économique prudente, ce qui lui a permis de pouvoir mettre en place un plan de relance et de bien résister à la crise mondiale de 2008-2009, contenant la baisse de la croissance. La reprise pour 2010 s’annonçait excellente quand le tremblement de terre de février a conduit à revoir les prévisions à la baisse mais à des niveaux satisfaisants. Le Chili est également membre de l’Apec, l’organisation de coopération économique Asie-Pacifique, et membre associé du Mercosur, le marché commun du Cône Sud, sans compter les accords bilatéraux de libre-échange. Ses principaux partenaires commerciaux sont l’Union européenne, les Etats-Unis et la Chine.

Le Chili est très riche en ressources minières. Beaucoup de villes se sont développées dans le Nord au moment de l’essor du salpêtre, comme Iquique. Et parmi les cinq sites du Chili classés au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco, deux touchent au passé minier: l’ancienne usine de salpêtre de Santa Laura et son village Humberstone au Nord, ainsi que Sewell, le village de la mine El Teniente dans la région centrale. El Teniente est la plus grande mine de cuivre souterraine au monde, celle de Chuquicamata, dans le Nord, la plus grande à ciel ouvert (il est possible de les visiter). Car, depuis des décennies, le cuivre est un pilier de l’économie du Chili, dont il est le premier exportateur mondial. Ensuite vient le lithium: le deuxième gisement mondial est situé dans le Salar d’Atacama au Sud de San Pedro de Atacama. La demande et les prix du lithium, utilisé notamment dans les appareils électroniques, ne cessent de croître. En revanche, l’un des points faibles du pays est sa dépendance énergétique: le Chili doit importer gaz et pétrole, notamment de chez ses voisins bolivien et argentin.

L’agriculture et l’élevage sont d’autres fleurons de l’économie chilienne, surtout dans le Centre et en Patagonie. Il n’est pas rare de trouver des fruits d’été durant l’hiver en Europe: beaucoup viennent du Chili. La Patagonie compte toujours de grandes propriétés dédiées à l’élevage de moutons mais aussi, et c’est plus récent, d’immenses zones de production de saumon et de farines de poisson. Le Chili est même devenu un temps le premier exportateur mondial de saumon. Dans la région centrale, c’est le vin qui se démarque: le Chili en est le dixième producteur et le cinquième exportateur mondial (en 2008).