Pays présents et Traité de l’Antarctique

Des revendications à la collaboration en Antarctique:

L’Antarctique a fait l’objet de nombreuses convoitises tout au long de l’histoire, et son appropriation a motivé beaucoup d’expéditions maritimes.

Au XXe siècle, sept pays cherchent à affirmer leur souveraineté sur une partie du continent blanc : le Royaume-Uni (entre 1908 et 1930), la Nouvelle-Zélande (1923), la France (1924), l’Australie (1933), la Norvège (1939), l’Argentine (1939) et le Chili (1940).

Aujourd’hui encore, plusieurs revendications sur le territoire antarctique se chevauchent, notamment entre le Royaume-Uni, l’Argentine et le Chili.

Le territoire de l’Antarctique étant un laboratoire exceptionnel pour les scientifiques, ces derniers ont souhaité le préserver à des fins pacifiques et de coopération internationale.
Cette coopération entre les états pour l’étude de l’Antarctique a pris forme lors de l’année Géophysique Internationale en 1957-1958. Ainsi, 12 états proposèrent l’établissement de bases scientifiques sur le continent et sur les îles péri-antarctiques. Lors de cette année Géophysique internationale, une collaboration scientifique ainsi qu’une libre circulation des informations entre les chercheurs furent également établies. Les États-Unis proposèrent alors que l’Antarctique soit ouvert à toutes les nations souhaitant conduire des recherches scientifiques ou d’autres activités scientifiques.

Enfin, outre les sept pays revendiquant une partie de l’Antarctique, quatre autres pays furent également sollicités : l’Afrique du Sud, la Belgique, le Japon et l’URSS. Les discussions aboutissent à la signature du Traité de l’Antarctique en 1959.

Traité de l'Antarctique

Le traité de l’Antarctique exprime la volonté d’une paix militaire sur l’Antarctique.

Ce traité a mis en place une liberté pour les recherches scientifiques, une coopération entre les pays, et permet également une économie des opérations scientifiques. De plus, un gel des revendications territoriales antarctiques est établi afin d’éviter les conflits territoriaux.

Ce gel est défini dans l’article IV qui protège les positions en préservant leur statut quo: « Aucun acte ou activité intervenant pendant la durée du présent Traité ne constituera une base permettant de faire valoir, de soutenir ou de contester une revendication de souveraineté territoriale dans l’Antarctique, ni ne créera des droits de souveraineté dans cette région ».

Le traité fut signé à Washington le 1er décembre 1959 par les 12 pays dont les scientifiques avaient travaillés en Antarctique pendant l’année Géophysique Internationale (AGI) en 1957-1958. Entré en vigueur le 23 juin 1961, plus de 45 pays sont maintenant membres de ce traité.

Il existe deux types de membres ; 28 d’entre eux ont un statut consultatif et 20 pays sont membres à titre non consultatif. Les premiers participent à la prise de décision pendant les réunions, alors que les seconds assistent aux réunions mais ne participent pas à la prise de décision.

Ces réunions ont lieu chaque année afin d’échanger, et de mettre en place des mesures concrètes, comme celles de 1998 créant le Protocole du Traité sur l’Antarctique, relatif à la protection de l’environnement.

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