Musée archéologique Le Paige, San Pedro de Atacama

Ce musée abrite un précieux héritage du passé du peuple de Atacama. Il doit sa notoriété aux momies extrêmement bien conservées qu’il a exposé jusqu’en 2007. 

Le musée Le Paige se trouve dans la ville de San Pedro de Atacama, au Nord du Chili. Inauguré en 1957, il abrite une importante collection de pièces pré-hispaniques, comme des céramiques, des métaux ou des textiles. Il permet aux visiteurs de découvrir la culture des Likan-antai, qui signifie  » les gens de cette terre « , plus connus sous le nom d’Atacaméniens. Plus récemment, en 1991, la salle des Trésors, et ses pièces archéologiques en or, a été ajoutée au musée.

Ce musée tient son nom du père Gustavo Le Paige, jésuite belge qui, arrivé au Chili en 1953, commença une intense activité ethnographique et archéologique sur la zone de San Pedro. Ses recherches permirent la découverte de nombreuses tombes et objets archéologiques atacaméniens.

La visite du musée nous apprend que les recherches menées ont permis de remonter jusqu’à 11 siècles avant J-C, date à laquelle ont été identifiées les premières traces du peuple acataménien. Celles-ci ont permis de comprendre comment les Likan-antai ont pu s’installer dans le désert le plus aride au monde. La grande sécheresse du désert d’Atacama est un immense avantage pour les archéologues, car les objets retrouvés sont extrêmement bien conservés. C’est cette particularité qui explique la richesse des œuvres du musée.

Le musée abritait ainsi des momies extrêmement bien préservées. Leur état est tel qu’il a été possible de réaliser des études qui ont permis d’apporter de nouvelles informations dans le domaine de la médecine, des sciences mais également sur le peuple atacaménien lui-même. Celles-ci ont été retirées de la salle d’exposition en 2007, à la demande du peuple Lickan-antai qui souhaita les enterrer selon les rituels traditionnels.

																	  																  

Les informations récoltées sur la culture atacaménienne et sur son organisation sociale sont également très nombreuses. Ainsi, on a pu apprendre que pour les Likan-antai, les sacrifices étaient un passage obligatoire pour conquérir la Pachamama (la Terre Mère) et être acceptés et adoptés comme enfants de la Terre.

Avec sa collection de 380 000 pièces, c’est aujourd’hui le musée le plus riche en antiquités du Chili.