Chile Excepción » Chili par régions » Ile de Pâques

Circuit sur l’île de Pâques : information & tourisme.

Guide de voyage complet sur l’île de Pâques, l’île chilienne de Rapa Nui, par notre agence de voyage de Santiago.

Situation géographique de l'île de Pâques

L’île de Pâques, l’une des terres habitées les plus isolées au monde, célèbre pour ses statues moaï et synonyme de mystère voire de mystique. Elle est située précisément à 27°09′ de latitude Sud et 109°26′ de longitude Ouest, en plein océan Pacifique: c’est la plus orientale des îles de Polynésie, à 2.000 km de l’île de Pitcairn (celle des révoltés du Bounty), 4.100 de Tahiti et à 3.700 des côtes chiliennes. Elle a une forme de triangle de 162 km2 environ pour environ 4.500 habitants, la majorité dans le village principal, Hanga Roa, au sud-ouest de l’île. Chilienne depuis 1888, l’île de Pâques dépend administrativement de la Ve Région de Valparaiso. Elle est classée monument historique dans son intégralité, en partie parc national et Patrimoine culturel de l’humanité de l’Unesco depuis 1995.

Climat de l'île de Pâques

Le climat de l’île de Pâques est maritime subtropical avec une température annuelle moyenne de 20°C, avec peu de variations entre août, le mois le plus froid (15-17°C), et février, le plus chaud (24-27°C), mai étant le plus pluvieux. Contrairement aux autres îles polynésiennes, l’île de Pâques n’est pas protégée par une barrière de corail. Pas de baie naturelle ni de longues plages de sable fin mais une côte rocheuse et accidentée, l’île ayant surgi de l’éruption de trois volcans aujourd’hui éteints et situés à chaque pointe de l’île: Poike, Rano Kau et Terevaka. La végétation originale a quasiment disparu, la faune et la flore de l’île actuelles ont été introduites par les colons. Voir notre fiche : Quand partir au Chili.

Histoire et peuplement de l'île de Pâques

Son nom officiel vient du jour où elle a été découverte pour la première fois par un Européen, le Néerlandais Jakob Roggeveen, le jour de Pâques 1722. Son nom original, Rapa Nui, signifie « la lointaine », et vient du tahitien. Les polynésiens ne comptaient pas en miles nautiques : « grande rame » (Rapa nui) évoquait alors une destination lointaine, en opposition avec « petite rame » (Rapa iti), plus proche. Les îliens l’appellent aussi Te Pito o Te Henua, « le nombril de la terre ».

La légende du peuplement
On ne connaît pas avec certitude l’histoire du peuplement de l’île. Le musée anthropologique d’Hanga Roa évoque une colonisation vers l’an 400, d’autres l’an 900. Selon la légende, le roi polynésien Hotu a Matu’a et sa sœur (ou sa femme, les versions divergent) Ava Reipua seraient arrivés à bord de deux catamarans, probablement des îles Marquises.

Ils fondent une dynastie organisée en tribus ou clans, les mata, qui se développe de 800 à 1680. L’oligarchie de l’île fait alors croire à son peuple qu’elle communique avec les dieux, assurant ainsi la prospérité de l’île. La construction de grands centres cérémoniels et leurs énormes statues moaï permet de matérialiser cette communication, et d’impressionner la population.

Un nouveau culte au dieu Make Make
À la fin du XVIIe siècle commencent des querelles de pouvoir : l’île est alors très peuplée, peut-être jusqu’à 10.000 habitants, les ressources végétales et les sols sont épuisés, l’agriculture ne suffit plus à nourrir la population. Le culte des moaï est discrédité et abandonné, les statues renversées.

Un nouvel ordre politique s’installe alors, ainsi qu’un nouveau culte, celui de l’Homme-Oiseau, ou Tangata Manu, en hommage au dieu Make Make. Les chefs sont adoubés au cours de la cérémonie annuelle du Tangata Manu à Orongo, au pied du volcan Rano Kau. Cette dynastie règne jusqu’à l’arrivée des missionnaires catholiques en 1864.

Entre-temps, le vice-royaume du Pérou s’approprie l’île en 1770, sans guère s’en soucier. En 1862, un marchand d’esclaves du Pérou embarque de force 1.500 habitants, après avoir abattu ceux qui résistaient, pour les emmener travailler dans une mine : il n’y aura quasiment aucun survivant. Puis l’introduction de maladies par les continentaux finira de décimer les Rapanui, qui n’étaient plus que 111 en 1877.

L’île de Pâques chilienne
Lorsque le Chili annexe l’île en 1888, il enferme la population sur une partie du territoire, réservant le reste à l’élevage de moutons. Ce n’est que dans la seconde moitié du XXe siècle que les Rapanui retrouvent une véritable liberté et des droits, leur langue étant aujourd’hui enseignée à l’école. Le recensement de 2002 comptait 3.791 habitants, dont 60% de Rapanui.

Des tablettes de bois portant une écriture, le rongo rongo, ont été retrouvées mais n’ont toujours pas été déchiffrées: elles ne correspondent pas à la langue parlée et les derniers dépositaires de ces paroles sacrées ont disparu au XIXe siècle, emportant avec eux la mémoire et le sens de ces signes hiéroglyphiques. La ressource principale de l’île vient aujourd’hui du tourisme, qui a considérablement augmenté depuis les années 1990.

Les statues moaï de l'île de Pâques

Ces 887 statues monumentales sont le symbole de l’île de Pâques. Ces monolithes en basalte et en tuf mesurent de 4 à 8 m et pèsent entre 10 et 80 tonnes (14 en moyenne). L’un des 400 moaï inachevés, toujours dans la carrière à même le volcan, faisait même 21 m de haut ! Ces moaï furent érigés sur tout le littoral, mais regardent l’intérieur de l’île, à l’exception de ceux de l’ahu Akivi qui sont tournés vers l’océan.

Au départ symbole de la communication des chefs et des prêtres avec les dieux, les moai devinrent au fil du temps d’avantage un moyen de se mesurer face au clan voisin. Les premiers, les plus simples, dateraient du début du peuplement de l’île, vers l’an 1.000, puis les techniques se sont affinées. Certains moaï portent une sorte de chapeau en tuf rouge, représentant peut-être les cheveux. Ils sont installés sur des plates-formes cérémonielles, les ahu, qui abritaient aussi des chambres funéraires. Bien que moins impressionnante, leur construction nécessita davantage de moyens et d’efforts que celle des moai. En dix siècles ce sont 300 ahu qui furent ainsi construits.

La taille des moai et des ahu ainsi que la méthode pour les déplacer ont pendant longtemps fait l’objet d’hypothèses farfelues, allant jusqu’à celle d’une intervention extraterrestre, personne n’imaginant qu’un peuple primitif ait pu mener à bien une telle entreprise. On sait aujourd’hui que la végétation de l’île était autrefois beaucoup plus dense et variée, avec des arbres à bois dur permettant de les déplacer sur des rondins, parfois sur près de 10 km ! Les moaï ont commencé à être relevés à partir des années 1950.

Que visiter ? Les plus beaux sites moaï de l'île de Pâques

Complexe Tahai: ensemble de trois autels restaurés ainsi que des vestiges de maisons-bateaux et un embarcadère pour les canoës. Centre d’interprétation.
Ahu Akivi: l’un des rares ahu (plates-formes cérémonielles) dont les moaï regardent vers la mer. Les 7 moaï représenteraient les 7 explorateurs envoyés par le roi Hotu a Matu’a avant qu’il n’entreprenne son voyage fondateur.
Ahu uri a Urenga: son moaï a la particularité d’être doté de 4 mains.
Ahu Akahanga: une douzaine de moaï qui n’ont pas été relevés. On l’appelle aussi la plate-forme du roi, la légende contant que la tombe du roi Hotu a Matu’a serait dans les parages.

Ahu Tongariki: le plus grand centre cérémoniel, au nord-est de l’île, avec une plate-forme de 100 m de large. 15 statues de différentes époques, la plus grande mesurant 14 m.
Ahu Ature Huki: c’est le premier moaï qui a retrouvé sa place verticale, en 1956. Il a été relevé à l’aide de troncs et d’une rampe de pierres afin de tester ce que l’on imagine avoir été la technique employée par les Rapanui. Il a fallu dix-huit jours aux 12 hommes qui se sont attelés à cette tâche.
Ahu Nau Nau: l’un des sites les mieux conservés. Les moaï ont été ornés de dessins en relief et c’est là que les archéologues ont retrouvé un œil de moaï en corail avec une scorie rouge pour la pupille.

Musée et volcans de l'île de Pâques

Musée anthropologique P. Sebastián Englert
À Hanga Roa, ne pas manquer ce musée qui conserve et défend le patrimoine et la culture rapanui. Ses collections expliquent l’organisation sociale, la religion, l’architecture cérémonielle, le peuplement et la culture de l’île.

Volcans de l’île de Pâques
L’île de Pâques est née de l’éruption de trois volcans principaux et compte 70 cônes secondaires. Le cratère du Rano Kau a une envergure de 1.600 m, où loge un lac profond de 200 m. Au pied du volcan, on peut voir le centre cérémoniel Orongo avec ses maisons traditionnelles en pierre et des pétroglyphes représentant Tangata Manu, l’homme-oiseau, Make Make, le dieu qui l’a engendré, et Komari, symbole de la fertilité. Le volcan Rano Raraku a permis d’ouvrir une carrière où la plupart des moaï ont été sculptés. Plusieurs centaines n’ont jamais été terminés et jalonnent encore les pentes du volcan.

Hôtels: où se loger sur l'île de Pâques ?

Hôtel Altiplánico Rapa Nui
Le dernier-né des hôtels Altiplánico a ouvert en février 2009 à 4 km du centre d’Hanga Roa. 14 chambres avec terrasse dans des bungalows évoquant la maison traditionnelle rapanui en forme de coque de bateau renversée. Piscine et vue privilégiée.

Restaurants: Où manger sur l'île de Pâques ?

Restaurant Au bout du Monde:
Avec un vue exceptionnelle sur l’océan Pacifique, vous dégusterez une cuisine raffinée belgo-polynésienne. Danses et musiques traditionnelles et actuelles vous plongeront dans l’atmosphère insolite, particulière de l’île. La propriétaire, anthropologue vivant depuis dix ans à Rapa Nui, vous accueillera aussi pour des conférences archéologiques et anthropologiques.
Restaurant Haka Honu:
Non loin de Ana Kai Tangata, ce petit restaurant vous offrira un service très amical et des couchers de soleil magiques. Les Pisco sour sont excellents et les bières servies dans des verres de « glace ».
Restaurant La Kaleta:
La Kaleta vous offrira une variété de produits locaux pour vous faire connaître la gastronomie de Rapa Nui et sa situation privilégiée au bord de l’océan, qui lui a donné son nom. Spécialité : les fruits de mer.
Restaurant Tataku Vave:
À Hanga Piko, très belle vue d’où vous pourrez admirer les somptueux couchers de soleil. Le chef vous préparera sa spécialité, le ceviche avec les produits frais de Rapa Nui.

Transports: comment se rendre à l'île de Pâques ?

La compagnie LAN Chile est la seule à assurer des vols réguliers vers l’île de Pâques. Hanga Roa est reliée à Santiago et Papeete 2 fois par semaine toute l’année, jusqu’à 5 fois en haute saison. Il est conseillé de réserver longtemps à l’avance. C’est la NASA qui a agrandi l’aéroport Mataveri en 1970 afin de permettre l’atterrissage d’urgence de navettes spatiales.

Voyage à l'île de Pâques: circuit d'exception

Nous vous proposons un voyage de 7 jours pour découvrir l’île de Pâques, ses statues géantes moaï, ses volcans, les lumières du coucher de soleil dans le Pacifique, sa culture mystérieuse et isolée: Voyage Santiago, Hanga Roa, Valparaíso.