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Voyage au Chili : Désert et Altiplano. Région Nord Chili.

Arica, Iquique, Antofagasta, Calama, Atacama, Copiapó, La Serena.

XVe RÉGION D'ARICA ET PARINACOTA

La XVe Région, à l'extrême Nord du Chili, est frontalière du Pérou et de la Bolivie. Sa capitale, Arica, fondée en 1565, est la cinquième ville la plus ancienne du Chili, même s'il faut souligner que la région a été péruvienne pendant près d'un siècle, avant de devenir chilienne après la guerre du Pacifique (1879). Elle se situe à 2.000 km de Santiago, à 1.400 de Lima et 500 de La Paz. À l'Ouest, le Pacifique et des vallées fertiles où l'on cultive fruits tropicaux et olives. À l'Est, les vallées de la précordillère, entre 2.500 et 4.000 m, puis les paysages fabuleux des hauts plateaux à 4.000 m, dominés par des volcans à plus de 6.000 m. Le royaume des lamas, des vigognes, des cactus chandeliers et une identité culturelle andine encore très forte.

LES CERROS DE COSAPILLA

Trônant majestueusement dans un décor fascinant, les Cerros de Cosapilla magnifient la région d'Arica et Parinacota, au Nord du Chili. Ces montagnes se composent des monts Cosapilla (5.686 m), Copatanca (5.324 m), Churicagua (5.043 m), Jaroma (5.132 m) et Iquilla (5.340 m). Elles se situent entre la triple frontière du Chili, du Pérou et de la Bolivie et le Taapacá (5.775 m), volcan symbole du village de Putre. La commune s'avère être une bonne étape pour s'adapter à l'altitude relativement élevée de la région. La zone d'Arica est un mélange de vallées fertiles, de précordillère, de hauts plateaux, dominée de ça et là par d'imposants volcans. Partageant la terre des lamas, des vigognes et des cactus, les Cerros de Cosapilla sont particulièrement beaux, grâce notamment à l'arrière-plan qui participe à créer ce paysage splendide : les volcans Parinacota et Pomerape, recouverts de neige, se donnent en spectacle pour le plus grand plaisir des yeux. Les Cerros de Cosapilla sont de même nature géologique que le Cerro Milagros situé au Sud-est de Putre, et également l'objectif de randonnée à pied.

ARICA

Capitale de la XVe Région, Arica jouit d'un climat privilégié au bord de l'océan qui lui vaut le surnom de "ville de l'éternel printemps". On peut ainsi profiter de ses belles plages toute l'année. Du temps de la colonie espagnole, jusqu'en 1776, Arica était un port important par où transitait l'argent des mines de Potosí. La cathédrale et l'ancien bâtiment des douanes sont l'œuvre des ateliers Gustave Eiffel. Ne pas manquer, à 12 km de la ville, le remarquable musée archéologique San Miguel de Azapa, qui présente des collections sur les cultures inca, tiwanaku et chinchorro, et notamment les momies de ce peuple de pêcheurs qui vivait sur la côte il y a environ 7.000 ans.

PUTRE

À 145 km d'Arica, Putre est perché à 3.561 m d'altitude, au pied des volcans Taapaca et Ancoma. Le village a été fondé au XVIe siècle et présente encore quelques traits de l'architecture coloniale (portes en pierre, grilles en fer forgé) au détour de ses rues pavées. Les 1.200 habitants vivent du tourisme et d'agriculture, cultivant sur des champs en terrasse, procédé typique des régions andines. Putre est aussi l'endroit idéal pour faire une étape d'adaptation à l'altitude avant d'aller visiter le parc Lauca. En octobre, foire régionale andine avec artisanat et folklore.

PARC NATIONAL LAUCA - RÉSERVE MONDIALE DE BIOSPHERE

À 46 km de Putre par la route 11, le Parc national Lauca couvre une superficie de 137.883 hectares, entre 3.200 et 6.300 m d'altitude. Beaucoup d'animaux dans cet espace protégé, certains d'entre eux faciles à observer: guanacos, vigognes, lamas, alpacas, pumas, renards, nandous, flamants, condors… Un paysage de Puna dominé par quatre volcans enneigés culminant à plus de 6.000 m! Et puis le splendide lac Chungará, l'un des plus hauts du monde (4.517 m), et le village aymara de Parinacota, dans un marais où viennent s'abreuver les lamas, les alpacas et de nombreux oiseaux. Meilleure saison: mars à novembre, pluies en janvier-février. Températures moyennes: 12 à 20°C la journée, -3° à -10°C la nuit.

RÉSERVE NATIONALE LAS VICUÑAS

Le parc Lauca jouxte la Réserve nationale Las Vicuñas, qui s'étend sur près de 210.000 hectares le long de la frontière bolivienne. Comme son nom l'indique, elle est destinée à protéger la vigogne, le plus petit et le plus rare des camélidés de la Puna, qui partage ces espaces de marais, de bois de quinoa, de steppe, avec des tatous, des cochons d'Inde, des nandous et des suris (petite autruche). On trouve aussi des vestiges archéologiques appelés "apachetas", des sanctuaires destinés aux offrandes construits avec des pierres dans cet environnement paisible situé à plus de 4.000 m.

EGLISE INMACULADA CONCEPCIÓN - GUALLATIRI

Située au pied du volcan Guallatiri en plein cœur du Parc national Lauca, cette petite église en pierre et chaux blanche fût bâtie au XVII ou XVIIIe siècle. Son état se dégradant et devenant dangereux, elle a récemment fait l’objet d’une rénovation, une bonne opportunité pour entreprendre des travaux de recherche sur son histoire, son architecture et les cultes et traditions dont elle a fait l’objet. Depuis la rénovation, financée par le Fond National de Développement de la région Arica Parinacota et par la Fondation Altiplano, elle affiche une façade comme neuve.

SALAR DE SURIRE - MONUMENT NATUREL

Autre merveille naturelle de la région de Putre, le Salar de Surire a été en grande partie classé monument naturel, sur 11.300 hectares. À 140 km du village et à 4.200 m d'altitude, au Sud de la réserve Las Vicuñas, cette saline constitue un refuge pour les flamants roses et autres oiseaux migrateurs. Trois des six espèces existantes viennent nidifier dans la lagune d'altitude: le flamant du Chili, le Flamant des Andes (parina grande) et le flamant de James (parina chica), plus petit. On peut également observer des vigognes et des nandous. Au Sud du Salar, certains apprécieront un bain dans les sources de Polloquere, une eau à 66°C au milieu de la steppe de la Puna.

TAIPICALLO

Ce petit village appartient au parc d’Isluga, au Sud du salar de Surire. Il est situé au beau milieu d’une vaste plaine aride en altitude (altiplano) parsemée d’arbres Tamarugo et où les habitants se dédient essentiellement à l’élevage de lamas. Le village est composé d’habitations éparses et d’une petite chapelle blanche, typique de la région, depuis laquelle on peut apercevoir le volcan Isluga.

VILLAGE ET CHAPELLE DE ISLUGA

Le village d’Isluga, situé à 276 km au nord-ouest d’Iquique, au milieu du Parc national Lauca, est aujourd’hui vidé de ses habitants. La zone fût pourtant autrefois un lieu important habité par les communautés Aymara, installées dans la région depuis plus de 6.000 ans. Non loin du village on peut se rendre sur les sites archéologiques de Pukara de Isluga, au cimetière Aymara Usamaya ou encore aux cités funéraires Chok et Qolloy. Au milieu du village d’Isluga on peut admirer cette petite église, l’un des plus belles de l’altiplano. Sa construction date du XVIIIe siècle et aujourd’hui encore la communauté Aymarade la région s’y réunit chaque année pour célébrer son patron, l’apôtre Saint Thomas.

PARC NATIONAL VOLCAN ISLUGA

À 230 km au Nord-Est d'Iquique, le Parc national Volcán Isluga s'étend jusqu'à la frontière bolivienne sur près de 175.000 hectares. L'accès se fait par le village de Colchane. Encore un paysage grandiose de hauts plateaux à une altitude moyenne de 4.000 mètres, le volcan Isluga atteignant les 5.530 m. On y trouve la végétation typique de ces altitudes, notamment la llareta, un petit arbuste touffu, ou le queñoa, l'arbre qui pousse aux plus hautes altitudes, à ne pas confondre avec le quinoa, la plante qui donne des graines riches en protéines. Il n'est pas rare de croiser des flamants roses et d'autres oiseaux. Le parc est aussi parsemé de sources thermales (jusqu'à 85°), de geysers et de fumerolles.

GEYSER DE PUCHULDIZA

Le Geyser de Puchuldiza se situe dans la commune de Colchane, à 234 km d'Iquique. Cette merveille de la nature fait partie d'un champ thermique produisant bains bouillonnants et vapeur d'eau chaude, à plus de 4 000 m d'altitude. Durant l'hiver, l'immense jet d'eau se congèle, formant d'impressionnantes sculptures de glace.

CARIQUIMA - REGION DE TARAPACÁ

Cariquima est un petit village de l’altiplano andin dans la région de Tarapacá. Il est un lieu important pour la communauté Aymara. Depuis 2003, il dispose également d’un aérodrome construit par les Forces Aérienne chiliennes. Au centre du village se dresse une ancienne église au toit de paille et aux murs en pierre de la région qui fût déclarée monument historique en 2006.

CHUSMIZA - REGION DE TARAPACÁ

Chusmiza est situé à 140 km d'Iquique et à 3 200 m d'altitude, dans la région de Tarapacá et la province de Tamarugal. Ce petit village aymara vit de l'agriculture de l'ail, du maïs, de la pomme de terre, de l'oignon et de la luzerne. On peut d'ailleurs admirer les belles cultures en terrasses depuis le haut de la vallée et goûter aux produits biologiques cultivés par les habitants. Les plats typiques sont la kalapurca, la guatia et le lapin épicé. Les paysages naturels invitent à la randonnée, tandis qu'à 500 m au sud-est du village, une agréable baignade dans des thermes à 40 degrés offre un doux moment de relaxation. Les amateurs d'archéologie apprécieront particulièrement les pétroglyphes que l'on peut observer à la Quebrada de Chusmiza, à 2 km au sud ouest du village. Enfin, dans les environs il est aussi possible de se lancer dans l'ascension du Cerro Chapire, culminant à 4 800 m.

GÉANT D'ATACAMA

À 85 km au Nord d'Iquique, près de Huara, ce géoglyphe couvre un versant du Cerro Unita. Il s'agit de la figure anthropomorphe la plus grande au monde : 86 mètres de hauteur, sur une superficie de 3.000 m2 ! Le géant d'Atacama représenterait une divinité réalisée entre 1000 et 1400, si l'on en croit la représentation d'un bâton de commandement et d'ornements en plumes au niveau des genoux; on n'en sait guère plus. On peut en tout cas l'observer au sol, contrairement aux mystérieuses lignes de Nazca, au Pérou. Le géant est entouré d'autres figures géométriques et zoomorphes.

LAGUNA ROJA

La Laguna roja, appelée aussi Mar roja, est située à 3 700 m d'altitude à Caritaya, sur la route de Camiña, au Nord-est de Iquique. Mis à part son incroyable couleur, cette lagune se caractérise par l'étonnante température de son eau (entre 40 et 50 ºC), ainsi que par sa profondeur, inconnue des villageois qui lui attribuent des "pouvoirs maudits".
Dans la même région on trouve une station thermale, ainsi que deux autres lagunes, verte et jaune. Les scientifiques tentent d'expliquer leurs couleurs, qui pourraient être dues aux algues microscopiques présentes dans les 3 lagunes aux températures différentes.

RÉGION DE TARAPACÁ

Cette région a été habitée des millénaires avant la colonisation espagnole par plusieurs cultures indigènes: les Chinchorros, les Aymaras, les Uros puis les Incas. Après les indépendances, l'extrême Nord était péruvien jusqu'à la guerre du Pacifique, qui l'a fait passer sous contrôle chilien. L'exploitation du salpêtre au XIXe siècle a assuré la prospérité d'Iquique comme d'Arica. La rivalité entre ces deux ports du Nord du Chili a abouti à la création d'une nouvelle région en 2007, la XVe, tout au Nord, Iquique restant capitale de la Ire. Cette région présente plusieurs attraits: la ville d'Iquique, le village fantôme d'Humberstone et l'art rupestre caractéristique du Nord Chili et de cette région du désert d'Atacama.

IQUIQUE

Iquique a été classé zone franche, ce qui en fait un port actif (premier port de pêche du Chili) et une ville dynamique. Elle a pris son essor à partir du XIXe siècle avec l'exploitation du salpêtre, attirant des capitaux étrangers. Les Européens et Nord-Américains qui viennent s'y installer se font construire de belles résidences, qui constituent l'un des principaux attraits touristiques de la ville, comme le Paseo Baquedano et ses belles façades en bois aux couleurs pastel. Autres monuments: le Palacio Astoreca construit entièrement en pin, avec des meubles de style Art Nouveau ou Néo Renaissance français; le Casino espagnol et son magnifique intérieur de style mauresque; le musée anthropologique régional avec la momie d'une princesse inca.

HUMBERSTONE et SANTA LAURA

À 47 km à l'Est d'Iquique, Humberstone témoigne du passé industriel florissant de la région. Une usine de salpêtre avait été implantée à Santa Laura, qui fonctionna de 1872 à 1960. Humberstone, c'était le village des ouvriers, qui compta près de 4.000 habitants dans les années 1930. À cette époque, la ville était organisée autour d'une place avec une église, un marché, un hôtel doté d'une façade Art Déco, une école, un hôpital, un théâtre, un centre social, des installations sportives, et bien sûr les maisons des employés. Quand ce nitrate de sodium chilien a été remplacé par des engrais chimiques, l'usine a dû fermer et la cité minière a été abandonnée. Un village fantôme particulièrement émouvant, classé Patrimoine mondial de l'humanité en 2005.

RÉSERVE NATIONALE PAMPA DEL TAMARUGAL

Sur les communes de Huara et Pozo Almonte, la Réserve nationale Pampa del Tamarugal doit son nom à un arbre typique du nord du Chili, sur une superficie de 100.000 hectares particulièrement boisée malgré le climat de désert. Le prosopis tamarugo est un arbre de la famille de l'acacia ou du mimosa, dont les racines peuvent puiser l'eau très profondément. Il donne un fruit servant d'aliment pour bétail et un bois dur utilisé en menuiserie. En juillet, le village de La Tirana attire des dizaines de milliers de fidèles venus fêter la Vierge. Au Sud du parc, les géoglyphes de Pintados sont l'un des sites d'art rupestre les plus importants de la région. Près de 400 figures anthropomorphes, zoomorphes et géométriques sur plusieurs collines, dont on ignore encore l'origine et le sens.

MATILLA et PICA - OASIS

Ces deux villages à 110 km d'Iquique bénéficient d'un microclimat en plein désert, et sont réputés pour leurs eaux thermales et leur production de fruits. Au temps de la colonie, Matilla produisait du vin et on peut voir les ruines d'un pressoir du XVIe siècle. Pica est réputée pour ses citrons, le must pour le Pisco Sour. Dans les deux villages, une église représente la Cène grandeur nature. À une cinquantaine de km de Pica, une curiosité paléontologique: des empreintes de dinosaures sur la roche datant de 65.000 ans.

MAMIÑA

Un climat sec, du soleil toute l'année et des eaux thermales à 57°C réputées pour leurs vertus reposantes: voici ce qui fait le charme de Mamiña, à 2.700 m d'altitude et à 125 km d'Iquique. Le village a gardé quelques-unes de ses constructions coloniales, comme l'église à deux clochers qui date de 1632. Mamiña viendrait de "Niña de mis ojos" (fille de mes yeux) et d'une légende qui raconte que la fille d'un chef inca retrouva la vue grâce aux eaux miraculeuses de cette vallée.

SALAR DE HUASCO

Une centaine de km à l'Est d'Iquique et Pozo Almonte, non loin de la frontière bolivienne, le Salar de Huasco est sur l'ancien Camino Real qui, au temps de la colonie, reliait Pica et les mines de Potosí à travers le désert d'Atacama. Cette saline est perchée à 3.700 m et classée sanctuaire de la nature. Au milieu d'un paysage désertique où affleure un peu de végétation jaunâtre, la saline est émaillée de points d'eau et constitue un refuge pour de nombreux oiseaux, notamment des flamants en septembre, et les lamas ou vigognes. Un chemin de randonnée est marqué, pour ceux qui souhaitent se promener.

SALAR DE LLAMARA - STROMBOLITES

Dans la région de Tarapacá, ce magnifique salar est connu pour les fossiles de bactéries préhistoriques qui prennent la forme de cristaux de couleurs blanches. Ce lieu possède des caractéristiques uniques datant de la Préhistoire. Ce sont des organismes cellulaires appelés cyanobactéries, qui réalisent la photosynthèse, qui ont formé ces étranges fossiles (strombolites) au fil du temps. Au niveau scientifique et au niveau de la biodiversité, ce site est particulièrement exceptionnel. Ces fossiles et le site en lui même sont actuellement menacés car des entreprises situées dans la zone du salar extraient de l'eau, ce qui provoque l'assèchement de ce fabuleux sanctuaire.

QUILLAGUA

Quillagua est une oasis située à 280 km au nord d'Antofagasta, dans le désert d'Atacama. Dernier village traversé par le Río Loa, il est considéré comme l'un des lieux les plus secs au monde.La sécheresse y est telle qu'elle a permis une momification naturelle de plusieurs corps humains, fait unique au chili selon les anthropologues. On peut ainsi observer au Musée municipal Antropologique de Quillagua des momies préhispaniques particulièrement bien conservées, dont certaines ont plus de 2 000 ans. Elles furent retrouvées dans des fosses enveloppées de bales, certaines entourées par des céramiques, du maïs ou des œuvres artisanales, suggérant l'usage de rites funéraires. En outre, la zone compte environ 80 sites d'art rupestre comme les géoglyphes de La Encañada, de Posadas, du Río Loa et de Chug Chug, qui datent de 1 500 avant J.C à 1 500 après J.C, ainsi que les pétroglyphes de Calartoco datant de 900 à 1 500 après J.C.

IIe RÉGION D'ANTOFAGASTA

Avec 125.306 km2, cette région est la plus grande du Chili après le territoire antarctique et aussi la plus large, avec 380 km du Pacifique à la frontière argentine. Le désert d'Atacama fournit les plus grandes richesses minières chiliennes, avec du cuivre et du lithium notamment, principale activité économique de la région. La majorité de la population vit dans les villes du littoral. La région d'Antofagasta était bolivienne jusqu'à la guerre du Pacifique en 1879; le traité de paix a été signé en 1904.

ANTOFAGASTA

Capitale de la IIe Région, Antofagasta est la 5e ville la plus peuplée du Chili. C'est de son port qu'est embarqué le cuivre de la mine de Chuquicamata et c'est à l'exploitation minière de la région qu'Antofagasta doit sa fondation et son développement au XXe siècle. Pas d'intérêt touristique majeur, il s'agit plutôt d'une ville étape pour les visiteurs, qui apprécieront ses plages et la longue promenade de 20 km qui longe la côte Pacifique. Le Museo Regional, restauré en 2007, présente une exposition sur l'histoire naturelle et culturelle de la région (géologie, écologie, archéologie, paléontologie et histoire). Antofagasta est située sur le tropique du Capricorne.

LA MANO DEL DESIERTO

Elle donne l'impression d'être la main d'un géant enterré sous terre lors d'une tempête de sable. La Mano del desierto est une sculpture réalisée par l'artiste chilien Mario Irarrázabal. Elle fut inaugurée le 28 mars 1992 et est située à environ 70 km au sud d'Antofagasta, le long de la Route Panamericana. Cette oeuvre mesure 11 m de haut et est fabriquée à base de ciment. Mario Irarrázabal a réalisé d'autres oeuvres similaires, notamment à Punta del este "l'Homme émergeant à la vie".

CERRO PARANAL - LE TRÈS GRAND TÉLESCOPE

L'Observatoire européen austral a choisi un site permettant des conditions d'observation optimales (350 nuits sans nuages, stabilité atmosphérique, air très sec) à 130 km au Sud d'Antofagasta et à 12 km de l'océan, sur le Cerro Paranal, à 2.635 m. Le VLT, pour Very Large Telescope, est le plus performant au monde et compte 4 télescopes mis en service entre 1998 et 2000. Les miroirs mesurent 8,2 m de diamètre, seulement 17,6 cm d'épaisseur, pour un poids de 22 tonnes. Les objectifs du VLT: étudier la formation et l'évolution des galaxies, les trous noirs, les confins du système solaire… Ce projet est le plus ambitieux jamais conçu sur un seul observatoire. Le site est ouvert aux visiteurs les deux derniers week-ends du mois, sauf en décembre.

MINE DE CHUQUICAMATA

La plus grande mine de cuivre à ciel ouvert au monde, en activité, est ouverte à la visite. Elle se situe à 15 km de Calama, en plein désert d'Atacama. Elle était déjà connue avant la colonisation mais son exploitation à grande échelle a commencé en 1912 avec la compagnie américaine Guggenheim, jusqu'à la nationalisation en 1971. Un gigantesque amphithéâtre d'une profondeur qui va jusqu'à 1.250 m d'où sont extraites quelque 500.000 tonnes par jour, dont 180.000 de minerai. Comme à Humberstone ou à El Teniente, les Nord-Américains avaient construit une cité modèle pour leurs employés. Mais, dans les années 1990, des études ont montré le haut degré de pollution du site et le campement a été définitivement fermé en 2007, les milliers d'ouvriers relogés à Calama. La visite de Chuquicamata est strictement encadrée par l'entreprise nationale Codelco, elle se fait en bus mais permet d'approcher l'immense cratère. Le Chili est le premier producteur mondial de cuivre.

AYQUINA

Il s'agit d'une communauté d'origine Aymara de la Province El Loa, dans la région d'Antofagasta à 75 km de Calama, comptant seulement une centaine de personnes toute l'année. Mais ce village, perché à 3000m d'altitude, est celui qui accueille plus de 70 000 personnes au moment de la célébration de la fête de la Vierge de Guadalupe, qui prend ici le nom de Virgen Guadalupe de Ayquina. Cette fête dure une semaine environ, et la Grande Fiesta a lieu le 8 septembre. Pour lui rendre hommage, des danses originaires de toute l'Amérique latine ont lieues.

DÉSERT D'ATACAMA - voir notre dossier spécial

Le désert d'Atacama est considéré comme le plus aride de la planète, certains endroits n'ont jamais reçu de pluie, d'autres attendent des centaines d'années entre deux averses. Lorsqu'il pleut c'est plutôt en janvier-février, avec des orages très électriques. Parfois, en août-septembre, une averse transforme le paysage de manière extraordinaire: le désert fleurit ! Les températures minimales sont de -10° la nuit, les maximales de 50° avec une radiation solaire extrême. Le désert d'Atacama n'est pas précisément délimité au Nord, certains géographes le faisant déborder sur le Pérou; au Sud, sa limite est près de Copiapó, sur le 27e parallèle. Dunes de sable, roches sculptées par l'érosion, salines, geysers, sommets enneigés, oasis, petits villages, steppe, vigognes et flamants roses sont quelques-unes des richesses du désert. Pour en savoir plus, lire notre dossier spécial désert d'Atacama.

SAN PEDRO DE ATACAMA - voir notre dossier spécial

La "capitale" du désert d'Atacama est un gros village d'environ 5.000 habitants situé à 2.438 m d'altitude. San Pedro a gardé son tracé colonial de rues étroites et de maisons en adobe que l'on prend plaisir à découvrir au hasard. Sur la jolie place pavée, l'église avec sa charpente en bois de caroubier et de cactus et un beau retable polychrome. Ne pas manquer le remarquable musée archéologique Le Paige, qui présente l'histoire des peuples de la région à partir des pièces archéologiques découvertes et rassemblées par le prêtre Gustavo Le Paige de 1955 à 1980, notamment des figurines en or. Les momies ont été retirées de l'exposition en 2007 à la demande des communautés indigènes. San Pedro de Atacama constitue la meilleure étape pour faire des excursions dans le désert: vallée de la Lune, Salar d'Atacama, Lagunas Miscanti-Miñiques, geysers du Tatio, etc. Beaucoup de sites sont administrés par les communautés indiennes. Pour en savoir plus, lire notre dossier spécial San Pedro de Atacama.

LOS MONJES DE LA PACANA

En partant de San Pedro de Atacama en direction de Jama, non loin du Salar de Aguas Calientes, se dressent d'impressionnantes formations rocheuses, telles des sentinelles surveillant l'immense désert de sable rouge. Les Moais, ou Guardianes (gardiens) ou encore Monjes (moines) de la Pacana (ou Pakana), doivent leurs noms à leur fine silhouette atteignant parfois jusqu'à 25 m de hauteur. Ces belles formations volcaniques ont été travaillées par le vent durant des millions d'années. Non loin de là on peut admirer de nombreux déserts de sel d'une grande beauté comme le Salar de Tara, le Salar de Puja ou encore celui de Aguas Calientes. Cette zone de l'Altiplano a de plus l'avantage de ne pas subir de grandes variations climatiques et des excursions y sont donc possibles toute l'année.<

PASO DE JAMA

Le passage de Jama unit la région d'Antofagasta au Chili et la province de Jujuy en Argentine, et marque la frontière entre les deux pays. Il s'agit de la route la plus importante dans le Nord des deux pays. Elle fut inaugurée en 1991 puis goudronnée en 2005, et est donc en excellent état. Le Paso de Jama traverse de grandes étendues typiques de la puna, l'écosystème de la Cordillière des Andes parsemé de salars et de cônes volcaniques culminant à plus de 5.900 m d'altitude. Cette route spectaculaire atteint elle-même par endroits plus de 4.833 m d'altitude.

RÉSERVE NATIONALE LOS FLAMENCOS

Comme son nom l'indique, cette réserve est un lieu de prédilection pour les flamants, comme pour de nombreux autres oiseaux, que l'on peut observer surtout en été (décembre à février). La réserve Los Flamencos, qui couvre 73.986 hectares, est en fait découpée en sept secteurs: Salar de Tara, Salar de Pujsa, Lagunas Miscanti-Miñiques, Salar d'Atacama, Aguas Quelana, Valle de la Luna, Tambillo.

PUKARA DE QUITOR

À 3 km de San Pedro, cette forteresse précolombienne a été construite au XIIe siècle puis renforcée par les Incas sur un site stratégique. En 1540, l'Espagnol Pedro de Aguirre l'attaque avec ses soldats, l'anéantissant sans difficulté: les Indiens n'avaient jamais vu de cheval ni d'arme à feu.

CORDILLERA DE SAL

Il y a des millions d'années, le mouvement tectonique terrestre a soulevé le fond d'un lac asséché, jusqu'à faire surgir cette "montagne du sel". Sculptées par le vent et le soleil du désert, des formes étranges ont émergé, colorées par les minéraux. Les plus extraordinaires sont la vallée de la Lune et la vallée de la Mort. Dans cette Valle de la Muerte, l'aridité et la salinité rendent impossible toute forme de vie. Reste le paysage incroyable d'une gorge dont les roches rouges s'enflamment au coucher de soleil, veillée au loin par le volcan Licancabur et ses 5.916 m!

VALLE DE LA LUNA

Dans la Cordillera de la Sal, la vallée de la Lune a été classée sanctuaire de la nature. Il s'agit d'une formation géologique d'une incroyable beauté que l'on admire au lever ou au coucher du soleil, un amphithéâtre entouré de dunes. On peut escalader la plus grande dune et admirer, du haut de sa crête, le paysage lunaire et la cordillère. À une dizaine de km à l'Ouest de San Pedro.

ALDEA DE TULOR

Le village de Tulor, qui date de 800 ans avant notre ère, a été miraculeusement conservé par le sable qui l'a recouvert jusqu'en 1982. Les archéologues estiment que 150 à 200 habitants y vivaient, pratiquant l'élevage, l'agriculture, la céramique et le tissage. Les maisons en adobe étaient de forme circulaire, entourées d'une enceinte. Seules les fondations subsistent mais deux maisons ont été reconstituées. Les ruines se trouvent à 10 km au Sud de San Pedro.

GEYSERS DU TATIO

L'une des plus belles excursions du désert d'Atacama, à faire accompagné d'un guide en raison de la dangerosité du terrain. Il faut partir de nuit de San Pedro pour arriver à l'aube (95 km), quand les geysers sont les plus actifs. Spectacle prodigieux de quelque 70 colonnes de vapeur de 6 m de haut qui s'élèvent dans le bleu du ciel, à 4.300 m d'altitude. L'eau émerge brûlante et se transforme en vapeur au contact de l'air froid. Il y a peu d'endroits au monde où l'on peut admirer ainsi un champ géothermique. Il faut bien respecter les barrières de protection et ne surtout pas s'approcher, le terrain est mouvant et la boue peut provoquer des brûlures graves. Des piscines naturelles avec de l'eau non brûlante permettent de se baigner.

SALAR DE TARA

Sur la route qui va vers l'Argentine par le Paso de Jama et à 100 km de San Pedro, le Salar de Tara fait partie de la Réserve nationale Los Flamencos. Un plateau glacial, à 4.000 m, avec un lac salé aux eaux à moitié gelées, où se donnent rendez-vous flamants, mouettes des Andes, perdrix, vigognes… Et puis des colonnes de pierre, baptisées Moais de Tara, et une paroi rocheuse monumentale, "El farallón de Tara". Un sentier a été aménagé au Nord du Salar, mais attention au mal des montagnes, il faut marcher à 4.300 m, et en été des orages très électriques empêchent toute visite après midi.

OBSERVATOIRE DE CHAJNANTOR

Sur un plateau à 5.000 m d'altitude à l'Est de San Pedro est en cours de construction le plus grand réseau de télescopes au monde. L'Alma (Atacama Large Millimeter Array) comptera 66 antennes de 12 et 7 mètres de diamètre. Un projet colossal de 800 millions d'euros qui résulte d'une collaboration entre l'Europe (Observatoire européen austral), les Etats-Unis, le Canada et le Japon et auquel pourrait venir s'ajouter ensuite un téléscope extrêmement grand, l'ELT, dont le miroir en mosaïque devrait mesurer entre 30 et 60 mètres! L'objectif de l'Alma est d'étudier avec une extrême sensibilité l'univers froid inaccessible aux grands instruments. Le site, à environ 40 km de San Pedro de Atacama, est très difficile d'accès et interdit pendant la construction prévue jusqu'en 2012.

TOCONAO

Sur la route du Salar d'Atacama, ce village de 500 habitants est une véritable oasis au milieu du désert où l'on cultive poiriers, pêchers, pruniers, cognassiers et vigne. C'est aussi un village d'artisans qui fabriquent des objets en pierre volcanique. L'église de San Lucas date du XVIIIe siècle et son clocher, avec une coupole en bois de cactus, est considéré comme le plus joli d'Atacama. Le village est alimenté par une rivière qui court dans un beau canyon, la Quebrada de Jerez, à 2 km du village.

LAGUNAS MISCANTI et MIÑIQUES

Deux splendides lacs d'un bleu intense perchés à plus de 4.100 m, à 120 km au Sud de San Pedro, flanqués chacun d'un sommet du même nom. En hiver, les lacs sont gelés, de juillet à décembre, les oiseaux viennent y nicher, dont la rare foulque cornue (fulica cornuta).

PEINE

Au Sud du Salar, Peine est un petit village vivant essentiellement du travail dans la mine de lithium. L'ancien village, abandonné au XVIIe siècle, était un tambo important sur le Camino del Inca. Les Incas avaient prévu des relais, les tambos, sur leur "route" afin de loger et de ravitailler l'empereur ou ses représentants. Peine était construit en pierre, avec des rues larges, entouré de champs en terrasses cultivés selon une organisation communautaire, comme tous les villages préhispaniques d'Atacama. Les ruines de la chapelle de Peine Viejo datent du XVIe siècle.

PARC NATIONAL LLULLAILLACO

En pleine cordillère, le Parc national Llullaillaco, de près de 270.000 hectares, offre des paysages époustouflants de montagnes et de canyons dans lesquels on peut faire balades ou escalade et croiser vigognes, guanacos, chinchillas ou renards. Il est recommandé de suivre strictement les routes et sentiers balisés en raison de la présence de mines. Le parc se situe à 275 km d'Antofagasta et jouxte le spectaculaire Salar de Aguas Calientes. Le volcan Llullaillaco culmine à 6.739 m, à cheval sur la frontière argentine. C'est là qu'ont été découvertes en 1999 les momies de trois enfants incas, remarquablement conservées pendant cinq siècles par le froid. Elles sont exposées au Musée d'archéologie de haute montagne de Salta (le MAAM), dans le Nord-Ouest argentin.

IIIe RÉGION D'ATACAMA

Entre Chañaral au Nord et Vallenar au Sud, la IIIe Région constitue une zone de transition entre le désert d'Atacama et les riches vallées. Les belles plages du littoral sont bordées par la cordillère de la Côte, et à l'Est la cordillère des Andes concentre ici les plus hauts sommets du Chili. Les excursions dans la haute cordillère et les salines sont recommandées d'octobre à mars. La région a dû son développement aux gisements miniers, d'or, d'argent et de cuivre, qui constituent encore une ressource essentielle, avec l'agriculture (olives et raisin) et l'industrie de la pêche.

PARC NATIONAL PAN DE AZÚCAR

Superbe parc côtier à cheval sur les régions d'Antofagasta et d'Atacama, le Pan de Azúcar comprend l'île du même nom, qui abrite des colonies de manchots de Humboldt, de loutres marines (chat de mer ou chungungo), d'otaries à crinière (lion de mer), de pélicans et cormorans que l'on ne peut admirer que depuis un bateau. La flore du parc est adaptée au climat désertique avec plus de 20 espèces de cactus. Les années où il pleut, le parc est l'un des endroits magiques où se produit le phénomène de "désert fleuri". De très belles balades à faire sur les falaises dominant les immenses plages. Village de pêcheurs dans la Caleta Pan de Azúcar, qui proposent leur bateau pour faire le tour de l'île.

CHAÑARAL

Petite ville de 15.000 habitants qui s'est développée au XIXe siècle pour embarquer le cuivre des mines de la région. Les mines de Potrerillos et El Salvador avaient construit un canal débouchant dans la mer et charriant toutes leurs eaux contaminées! Chañaral a fini par se faire entendre en justice en 1988, le canal a été abandonné et la plage décontaminée. C'est aussi une ville étape sur la route panaméricaine. Tout le littoral au Sud jusqu'à Caldera est émaillé de stations balnéaires: Balnearios Portofino, Flamenco, Obispito, Ramada. Une rareté géologique à 11 km de Caldera: un granit orbiculaire, autrement dit de gros rochers incrustés de minéraux sous formes de sphères. Classé sanctuaire de la nature.

CALDERA

Principale station balnéaire de la région, avec ses trois baies, d'immenses plages de sable fin, une eau turquoise et chaude, les barques multicolores des pêcheurs… Bahía Inglesa offre les plus belles plages, très courues en été. La côte est classée aire maritime protégée, en raison de la grande diversité de flore et de faune marines: dauphins, manchots, lions de mer, pétrels, etc.

SANTUARIO DE LA NATURALEZA: GRANITO ORBICULA

A 11 km de Caldera, dans la région d'Atacama se trouvent de surprenantes formations géologiques, uniques en Amérique du Sud. Sur environ 400 m², les rochers bordant la mer comportent en effet une floraison de granites orbiculaires. Ces esthétiques incrustations circulaires composées de minéraux comme l'amphibole, l'orthose, la biotite ou le quartz, se sont formées dans la chambre magmatique. Les premiers cristaux apparus lors du refroidissement de la lave ont ensuite été entourés par d'autres couches de minéraux, donnant ces sphères concentriques très particulières. Les différents orbiculaires ainsi formés, en tombant au fond de la chambre magmatique, se sont alors aplatis les uns contre les autres, créant ces roches couvertes de pois noirs et blancs. Cette particularité géologique extrêmement rare a été déclarée Sanctuaire de la Nature en 1981, afin de la conserver et de la protéger.

BAHÍA INGLESA

Cette petite station balnéaire possède de très jolies plages de sable blanc et des eaux de couleur turquoise qui sont parmi les plus belles du Chili. Bahía Inglesa est aussi le point de départ des charmantes explorations sur les multiples plages solitaires en direction du Sud et parmi lesquelles on peut citer en particulier les plages de Salado et Barranquillas. Bahía Inglesa est aussi un fabuleux site paléontologique rempli d'un nombre incalculable de fossiles d'espèces marines, aviaires et terrestres, allant de la baleine au requin, du pélican au crocodile.

COPIAPÓ - voir notre dossier spécial

Capitale de la IIIe Région, Copiapó se situe dans la vallée du Río Copiapó, à 400 m d'altitude et environ 70 km de l'océan. La découverte et l'exploitation des gisements miniers à partir du XIXe siècle ont entraîné la construction d'infrastructures, notamment du chemin de fer. La première ligne du pays a relié Caldera à Copiapó en 1851, on peut voir la locomotive à l'intérieur de l'Université d'Atacama. Le Palacete de la Viña de Cristo était la demeure la plus luxueuse de la province dans ces années-là, construite par un baron des mines d'argent, dans le style géorgien avec des balcons en fer forgé comme à la Nouvelle-Orléans. Autres points d'intérêt: sanctuaire de la Candelaria avec un pèlerinage très couru en février; la maison en bois qui hébergeait autrefois les employés du chemin de fer; la cathédrale avec sa grande tour; le musée régional d'Atacama et le musée minéralogique, qui possède l'une des plus belles collections du Chili.

PARC NATIONAL NEVADO DE TRES CRUCES

Ce parc de 59.000 hectares, dans la cordillère à 150 km de Copiapó, est divisé en deux secteurs, le plus grand comprenant une partie du Salar de Maricunga et la Laguna Santa Rosa, le second la Laguna del Negro Francisco. Le Salar de Maricunga, à 3.770 m, est l'un des plus impressionnants du pays, entouré de sommets enneigés et parsemé de lagunes qui percent la croûte de sel blanche et constituent un refuge pour de nombreux oiseaux.

LAGUNA VERDE

Lac d'une beauté à couper le souffle, dans tous les sens du terme. D'abord par son altitude: 4.328 m, au milieu de sommets entre 5.800 et 6.800 m ! Par sa beauté surtout: un lac de couleur émeraude, les ocres de la montagne, la neige des sommets, un ciel azur, d'étranges taches de couleur sur les rives provenant de la lave et des cendres de volcans, parfois quelques flamants comme seuls signes de vie. L'un des plus beaux paysages du Chili.

LAGUNA SANTA ROSA

Cette lagune se situe dans le Parc National Nevado Tres Cruces, à quelques 170 km à l'est de Copiapó, et au milieu des Andes. Perchée à 3700 mètres d'altitude, la lagune Santa Rosa se trouve au Nord du Salar de Maricunga. Cette lagune est connue pour le grand nombre de flamants qui s'y concentrent. De plus, on rencontre aussi dans ce secteur quelques guanacos ainsi que des vigognes. Ce magnifique lieu est uniquement accessible par des véhicules 4X4 depuis le Camino International 31-CH puis en prenant la déviation du secteur « La Puerta ». On trouve aussi toujours ouvert, un petit refuge qui constitue le point de départ du sentier.

VOLCAN OJOS DEL SALADO

À la frontière du Chili et de l'Argentine, le volcan Ojos del Salado a été précisément mesuré en 2007 par une expédition scientifique. Verdict: 6.934 m. Cela en fait le plus haut volcan actif du monde et le deuxième sommet d'Amérique après l'Aconcagua (6.959 m) et devant le Pissis (6.833 m). Aucune éruption n'a jamais été enregistrée pour l'Ojos del Salado mais les fumerolles témoignent de son activité. Des treks sont organisés pour atteindre le cratère, avec plusieurs étapes d'acclimatation à l'altitude en refuges.

SALAR DE PEDERNALES

Près des cités minières de El Salvador et Potrerillos, le Salar de Pedernales s'étend sur 30.000 hectares. Cette dépression à 3.350 m d'altitude entre les cordillères de Domeyko et Claudio Gay a donné naissance à des lacs aux eaux fermées qui s'évaporent pour former une croûte de sel. L'eau affleure encore par endroits, permettant à un écosystème fragile de perdurer. On peut voir les ruines d'une mine de borax abandonnée, seule trace humaine à des kilomètres.

PARC NATIONAL LLANOS DE CHALLE

Au nord de Huasco, ce parc côtier de 45.700 hectares protège la flore du désert avec ses nombreuses espèces de cactus, et la belle "garra de león", une fleur rouge qu'on ne peut admirer qu'en période de "désert fleuri". Des gardes forestiers vous accompagnent sur les sentiers balisés pour reconnaître toutes les plantes.

RÉSERVE NATIONALE PINGÜINO DE HUMBOLDT

Les îles Choros, Damas et Chañaral de Aceituno, à 120 km de La Serena, sont regroupées dans cette réserve de 860 hectares visant à protéger une colonie de manchots de Humboldt, de lions de mer et de grands dauphins. Les pêcheurs de la Caleta Punta de Choros emmènent les visiteurs admirer cette faune lorsque la mer le permet. Les dauphins, qui sont arrivés dans la région en 1978 semble-t-il avec le courant El Niño, accompagnent les bateaux en jouant. Il est permis de débarquer sur l'île Damas, qui offre de surcroît deux superbes plages de sable blanc et des eaux couleur émeraude.

ISLA DAMAS

L'île Damas mesure un peu plus de 60 hectares et fait partie des trois îles qui forment la Réserve Nationale des Manchots de Hambold, située dans la IV région de Coquimbo. Elle possède deux plages de sable blanc et une eau vert émeraude, où faire de la plongée est une formidable expérience. Les deux îles qui l'entourent sont celle de Choros et Chañaral, mais l'île Damas est la seule où l'on peut accoster et où il existe un petit endroit pour camper. Dans cette île, la faune marine est principalement composée de lions de mer, de grands dauphins ainsi que de loutres marines.

LA SILLA, LAS CAMPANAS, EL TOLOLO, GEMINI SUR – OBSERVATOIRES ASTRONOMIQUES

Outre l'observatoire de Vicuña dans la valle de l'Elqui, plusieurs observatoires internationaux sont parfois ouverts à la visite (le samedi) dans la région, choisie pour ses conditions atmosphériques idéales. La Silla, premier complexe de l'Observatoire européen austral (ESO), a été inauguré en 1969, à 2.400 m d'altitude, à 160 km au Nord de La Serena. Le télescope NTT a été le premier équipé d'un système d'optique active. La Silla est ouvert le samedi sur réservation, sauf en juillet-août. Las Campanas, un peu plus au Nord, est géré par la fondation américaine Carnegie Institution, qui est en train d'y construire le téléscope géant Magellan, un miroir segmenté de 7 éléments de 8,4 m, équivalant à un télescope de 24,5 m, le plus grand jamais conçu. El Tololo et Gemini Sur (Cerro Pachón), près de Vicuña, appartiennent à l'Association d'universités américaines pour la recherche en astronomie. Gemini dispose d'un télescope de 8,1 m, jumeau de Gemini Nord à Hawai.

LA SERENA

Capitale de la IVe Région de Coquimbo, La Serena est une grande ville de 150.000 habitants, au bord de l'océan Pacifique, réputée pour ses longues plages et son infrastructure touristique développée. On vient facilement y passer un week-end ou des vacances depuis Santiago, à 470 km. Elle a été fondée en 1544 et garde encore son tracé colonial en damier ainsi que des églises de l'époque –San Francisco, de los Jesuitas, de las Carmelitas– et quelques maisons en adobe. Elle a connu ses heures de gloire au XIXe siècle avec la découverte et l'exploitation des gisements miniers, les fortunes locales faisant alors construire d'élégantes maisons d'influence nord-américaine ou italienne: Casa Alfalfares, Casa Carmona, Casa Gonzalez Videla qui abrite le musée d'histoire régionale. La Serena a également un intéressant musée archéologique sur les cultures indiennes du Nord ainsi qu'un Moai de l'île de Pâques. Les amateurs d'artisanat et de produits régionaux trouveront leur bonheur au marché de la Recova, sous les arcades. Une longue Avenida del Mar de 6 km longe la mer entre La Serena et Coquimbo, avec quantité d'hôtels, bars et restaurants.

COQUIMBO

À une dizaine de km au Sud de La Serena, la ville portuaire de Coquimbo a été fondée au XIXe siècle pour embarquer le cuivre extrait dans la région. Deux monuments récents s'élèvent au-dessus de la ville: une gigantesque Croix du IIIe Millénaire de 93 mètres érigée en 2000 et la mosquée du centre culturel islamique Mohamed VI financée par le roi du Maroc. Le Barrio Inglés est devenu le quartier le plus animé avec bars et restaurants dans les maisons du XIXe siècle qui ont été rénovées. L'église de Guayacán avec sa structure en fer est issue des ateliers de Gustave Eiffel.

VALLÉE DE L'ELQUI

Superbe vallée qui longe le fleuve Elqui à l'Est de La Serena et jusqu'à la cordillère. Jouissant d'un bon climat ensoleillé, elle est propice aux cultures maraîchères et à la vigne, qui produit le pisco le plus réputé du pays (plusieurs distilleries sont ouvertes à la visite). Vicuña, ville natale de la poétesse Gabriela Mistral, lui a consacré un musée. L'observatoire municipal Cerro Mamalluca est ouvert à la visite, y compris pour des observations nocturnes. Un peu plus loin, la vallée du río Claro est devenue un haut lieu de spiritualités en tout genre, de communautés ésotériques et de médecine alternative. Ne pas manquer le joli village Pisco Elqui et la visite de la plus ancienne distillerie du coin.