UNE ESCAPADE À SUCRE: À LA DÉCOUVERTE DE LA CAPITALE BOLIVIENNE



31 juillet 2019

Cette semaine, notre magazine vous emmène dans ses bagages et se rend à Sucre. La “ville blanche des Amériques” nous a ouvert ses portes le temps d’un week-end.  Reconnue patrimoine mondial de l’UNESCO en 1991, sa beauté et son charme colonial ont su nous conquérir tout le long du séjour.

Après plusieurs mois rêvant de découvrir la Bolivie, le grand jour arrive, enfin le départ pour Sucre. Tout d’abord, non, La Paz n’est pas la capitale! C’est peut être la première surprise de votre lecture, ce fut aussi la mienne. Rassurez-vous les Boliviens ne connaissent pas toujours la bonne `réponse.  En effet, Sucre est le centre constitutionnel  du pays car elle a été le théâtre de l’indépendance au XIXème siècle.

Depuis Buenos Aires, cinq heures de voyage sont nécessaires pour rejoindre la ville avec une escale à l’aéroport international de Santa Cruz. Dès notre arrivée, le dépaysement est total. Malgré l’obscurité, les chemins de montagne préfigurent les paysages uniques qui caractérisent tant la Bolivie. Des petites maisons vétustes en briques en passant par les tiendas ouvertes la nuit, la traversée des environs marque le début d’un séjour inoubliable.

Après un long voyage, l’envie de se restaurer nous emmène hors de notre petit hôtel pittoresque. Quelle belle première surprise s’offre à nous! Une atmosphère de tranquillité et de quiétude règne sur la ville. Sucre s’annonce comme une parenthèse loin de l’exaltation de La Paz ou de Buenos Aires. La Plaza 25 de mayo, au coeur de la ville nous conforte sur les premières impressions de sérénité. Il s’agit d’une petite place verdoyante  où la statue de Antonio José de Sucre trône fièrement. Elle commémore son rôle déterminant dans l’indépendance de Chuquisaca, l’ancien nom de la capitale. A première vue,  le choix en cafés et restaurants au style européen ne semble pas manquer.  De nuit, la sensation de sécurité et de sérénité nous laissent une très bonne impression.

 

A la découverte de la ville

Au programme dès le lendemain: la visite de la ville au fil d’une longue promenade. Le ciel d’un bleu étincelant et les douces températures nous font presque oublier l’hiver déjà bien installé en Amérique Latine. En plein jour, la Plaza de mayo s’anime. Les familles nourrissent les pigeons, les touristes se promènent munis de leur sac à dos tandis que  les vendeurs s’activent tout autour d’eux. La vie à Sucre constitue le décor digne d’une pièce de théâtre.

Le premier monument qui attire l’attention des visiteurs est la Casa de la Libertad. Elle symbolise à elle seule la richesse historique dont est imprégnée la ville. C’est précisément à cet endroit qu’a été proclamée l’indépendance de la Bolivie en 1825. De plus, le général Sucre y prêta serment et devint le premier président de la République de Bolivar. Des objets d’une grande valeur y sont par ailleurs exposés dans son célèbre musée.

A deux pas de là, le mythique couvent San Felipe de Neri accueille les touristes. Sa cour intérieure et les murs restent dans la lignée architecturale de la ville. Les couleurs bleues du ciel ce jour-là font ressortir la pureté du blanc et permettent de prendre des photos de grande qualité. En haut des toits, la vue est incroyable sur l’ensemble de Sucre. Le mélange des couleurs avec les tuiles orangées nous rappelle le passé colonial espagnol. Assister au coucher du soleil est par ailleurs un spectacle à ne pas manquer.

 

Pour nous, la journée continue à la découverte de cette charmante ville bolivienne. Nous profitons d’un excellent déjeuner à la Posada, un restaurant proposant des plats traditionnels dans un cadre très soignéet ensoleillé.  Quoi de mieux pour digérer un bon repas qu’une  balade dans les rues de Sucre? Nous entamons ensuite notre ascension vers le Mirador de la Recoleta. La montée s’annonce particulièrement ardue mais la récompense est là: assister au fabuleux coucher de soleil “chuquisaqueño”. De plus la petite place est dominée par l’Eglise et son musée construits par l’ordre des Franciscains en 1601. La vue est saisissante, elle surplombe l’ensemble de la ville et permet de se rendre compte de son étendue. A côté se situe un petit marché de souvenirs  en descendant plus bas, un restaurant à la vue panoramique, le Munaypata.

Le soir, le dîner-spectacle “Origenes” non loin du centre ville nous émerveille. Pendant deux heures, les différentes danses folkloriques se succèdent. En effet, le show vaut vraiment le détour: le talent des danseurs, la qualité des costumes et des mises en scène. Le repas est correct mais l’immersion culturelle est totale.

 

Une envolée vers l’authentique Bolivie

Le dimanche, nous remettons la grasse matinée à la semaine suivante car nous partons au marché de Tarabuco. Les deux heures de route dans un collectif offrent un panorama splendide sur des petits villages perdus dans les hauteurs de Sucre. Environ 1 euro, c’est ce que nous aura coûté cette belle course entourée des habitants transportant leur marchandise. L’inscription Bienvenido a Tarabuco” en haut de la colline nous accueille et nous fait sourire car nous sommes bien loin d’Hollywood. En effet, ce qui attend surtout les touristes c’est une matinée à la rencontre des artisans qui tressent leurs affaires devant les yeux curieux des visiteurs. Tout s’achète et se vend: des vêtements en laine d’alpaca en passant par des sandales jusqu’au papier toilette à l’unité! Une cholita (bolivienne en habit traditionnel) nous avait prévenues: il y a désormais “tout et n’importe quoi là-bas”.

 

Tarabuco est devenu une vraie attraction touristique mais malgré cela le marché nous plonge au coeur d’un petit village bolivien. Les couleurs, les gens, les produits typiques nous transportent très loin de notre quotidien. Le midi, nous tombons sur l’unique restaurant “Samay Wasi”. Pour quelques euros, nous déjeunons une excellente soupe de mani (cacahuète), de la viande grillée et une sélection de fruits. De plus, le cadre est tout à fait agréable, un joli patio ombragé et fleuri nous sert de décor. Très souvent, les agences proposent aux touristes de combiner cette visite avec le marché Puka Puka qui fait honneur à la communauté indigène qui y habite. Localisée à quelques kilomètres de Tarabuco, une initiation aux danses, aux tissages traditionnels et à la langue quechua est proposée pour une journée riche en découvertes.

La gastronomie à Sucre

Quelle a été ma joie lorsque j’ai appris que Sucre est littéralement surnommée “la ville du chocolat”! En effet, son climat idéal a permis le développement de cette industrie. Quatre fabriques travaillent toute l’année pour vendre les meilleurs produits possibles. Le lundi, la visite de la fabrique de chocolat sonnait donc comme une évidence pour tout amateur.  Pourtant, la visite de l’usine Para Ti s’est avérée particulièrement décevante. Pour des mesures d’hygiène, il n’était pas permis d’observer les processus de production. Deux vidéos et une présentation de la guide d’une durée totale de trente minutes ont donc remplacé cette première déception. En outre, la boutique est vraiment trop petite pour accueillir les visiteurs pourtant nombreux à vouloir acquérir cette spécialité locale. Ainsi, il vaut bien mieux se rendre directement dans leurs deux grandes boutiques en centre-ville. La star de la boutique reste le fameux chocolat au sel du désert d’Uyuni.

Côté salé, les spécialités n’ont pas à rougir. Pourquoi ne pas commencer par les fameuses salteñas au petit-déjeuner? De la famille des empanadas (chaussons fourrés), elles sont remplies de viande et de bouillon et se dégustent parfois à la cuillère. Passé 13h difficile d’en trouver!  En outre, de petits stands parsèment la ville et proposent de délicieux jus d’orange fraîchement pressés. Le chorizo chuquiseño est aussi un plat typique de la ville. Au marché central de Sucre, cette viande est servie en sandwich avec de la salade, des tomates et des oignons. Il est accompagné de locoto, un piment produit en altitude en Bolivie. Les saveurs piquantes se retrouvent avec les viandes notamment la llajhua faite à base de tomate. Enfin, la viande de lama est à la carte dans de nombreux établissements. Une touche d’originalité dans un séjour déjà très dépaysant. 

La douceur de vivre chuquisaqueña

La ville de Sucre est un havre de paix. Le Parque Bolivar en est l’illustration parfaite. Sous un ciel encore bleu, ce parc à taille humaine regorge de surprises. Faisant face au tribunal de justice, il étonne par ses diverses attractions. A l’autre bout du monde, nous tombons face à face avec  une réplique orangée de notre chère Tour Eiffel. En 1906, une copie a été commandée à Gustave Eiffel en personne. Il est d’ailleurs possible d’y monter mais son instabilité nous fait vite redescendre sur la terre ferme. En outre, un petit Arc de Triomphe  domine l’ensemble du lieu et rappelle à nouveau l’inspiration d’origine française. La paisibilité est idéale pour converser des heures durant sur un banc. Le week-end, des soirées sont organisées autour de musique nationale et internationale. Parfaites avec  la douceur du climat!

 

Sucre, une capitale à rajouter sur votre liste

Evidemment Sucre dispose de bien d’autres lieux à faire découvrir aux visiteurs du monde entier. Au total, la capitale compte 19 musées aux thématiques originales. A cela, il convient de rajouter le patrimoine architectural et culturel tel que le Teatro Gran Mariscal, le cimetière général ou bien l’ensemble des églises et cathédrales. L’ensemble forme un bijou d’architecture dont émane toute les traditions et la culture du pays. Sucre est une bulle bien loin de la ferveur des capitales et saura vous conquérir par son charme colonial et la gentillesse de ses habitants.

 

Marie Lorgeoux

Partez à la découverte de Sucre avec nos circuits d’exception:

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Créons ensemble votre voyage

DEVIS PERSONNALISE

Du bleu profond de l’océan pacifique qui l’auréole, aux teintes chatoyantes de ses façades colorées, en passant par le vert de ses plantureuses forêts, les paysages que l’île de Chiloé nous donne à voir nous plongent dans une ambiance tout à fait singulière aux vagues airs de pays nordiques. Emplir ses poumons de l’air marin tout en s’extasiant face aux admirables points de vue sur le volcan Corcovado, situé sur le rivage opposé. Naviguer pour découvrir les îles plus à l’est de l’Isla Grande, île principale de l’archipel de Chiloé, leurs panoramas sur l’océan et leur patrimoine architectural et historique : tel est notre incroyable programme pendant les quelques jours que nous passons à naviguer entre les villages de pêcheurs typiques de cette île.

Après quelques heures de route depuis Puerto Montt, nous laissons le continent derrière nous et embarquons à bord d’un ferry le temps d’une demi-heure à peine. Nous arrivons dans le village de San Antonio de Chacao, port principal de la zone, situé au nord-est de l’île aux cent églises. Nous nous y baladons et profitons de la fraîcheur de la Patagonie. Notre arrêt y est toutefois assez bref, le temps d’admirer les reflets de ses bateaux aux teintes vives. Ancud, notre prochain arrêt, est située à quelques kilomètres plus à l’ouest ; elle abrite 40 000 habitant, sa forte population étant due au trafic maritime jadis intense qu’elle connaît avant l’ouverture du canal de Panama et qui pousse la ville à se développer.

A quelques dizaines de kilomètres de la capitale de la région des Lacs, l’archipel de Chiloé regroupe quarante îles et constitue dès lors le deuxième plus grand ensemble insulaire du Chili, après la Tierra del Fuego (Terre de Feu). Séparée du continent par le Canal de Chacao, Chiloé est une terre longtemps isolée et peu accessible, bien que le franchissement du Canal prenne moins de trente minutes. Les Chilotes actuels émanent de ce fait d’un métissage des peuples environnants, notamment des Chronos, population autochtone de l’île, avec les Huilliches, groupe mapuche de la région sud, puis plus tard avec les groupes hispaniques. Ces quelque dix à douze mille îliens s’organisent principalement autour des bois et des plages, notre circuit s’articule ainsi principalement le long du rivage et nous donne à voir d’incroyables paysages verdoyants bordés par l’immensité océanique, peuplés par des animaux insolites et, pour certains, endémiques.

C’est en effet ce que nous nous apprêtons à découvrir : après avoir admiré le marché artisanal d’Ancud en bois insulaire ainsi que son fort, vestiges de la grandeur passée de ce point de vue stratégique sur le Golfe de Quetalmahue, nous longeons la côte ouest pour rejoindre les ilots volcaniques de Puñihuil, classés zone naturelle protégée depuis vingt ans. Situés à moins d’un demi-kilomètre de la plage dont part notre embarcation, ces derniers sont peuplés de colonies de manchots de Magellan et de Humboldt, espèces possédant respectivement une et deux bandes noires sur le torse. Nous nous approchons de ces petits êtres amusants et observons leur étonnant spectacle. Nous regagnons ensuite la terre ferme et empruntons la route 5 pour nous rendre davantage au sud, dans la ville de Castro, qui constituera notre point d’ancrage durant les prochains jours pour visiter l’Isla Grande, de même que les plus petites îles situées juste à l’est de l’île principale.

C’est effectivement autour de la capitale provinciale de l’archipel que nous gravitons au fil des jours qui suivent. Nous y découvrons l’excellente gastronomie patagone au cours d’un excellent repas composé de fruits de mer et notamment du plat typique de Chiloé : le Curanto. Cuisiné dans un trou creusé dans le sol d’une profondeur d’environ un mètre, il est composé de fruits de mer, de légumes, de viande et de pomme de terre. Ravis de notre incroyable expérience culinaire, nous regagnons notre gite. Après une nuit au beau milieu des fjords, nous quittons le splendide hôtel Ocio territorial. Nous nous apprêtons à découvrir les splendeurs de Castro, ville dont nous avons déjà pu observer, depuis notre hôtel, la baie illuminée par les couleurs flamboyantes du crépuscule. Nous sommes ravis par le charme de ses palafitos, maisons colorées sur pilotis. Avant de découvrir le très original parc Plazuela de Tren qui, construit sur une ancienne station ferroviaire, témoigne aujourd’hui encore de l’ancienne ligne Castro-Ancud par la présence d’une locomotive d’époque, nous plongeons au cœur de la ville. Nous commençons notre visite par la grande plaza de Armas (place d’armes) surplombée par la majestueuse Iglesia San Francisco (église Saint François) récemment repeinte aux couleurs jaune citron et violette. La beauté de l’édifice extérieur ne saurait rivaliser avec celle de la hauteur de son plafond et de ses intérieurs plus qu’étonnant puisqu’exclusivement bâtie avec des pièces en bois. Cette église bâtie en bois insulaire est l’une des soixante églises de l’archipel, dont seize sont classées au patrimoine mondial de l’UNESCO, y compris celle de Castro.

Construites à partir du XVIIe siècle, ces églises sont l’œuvre des missionnaires jésuites puis franciscains qui sillonnent la région pendant des décennies afin d’en évangéliser les populations. Leur unité architecturale s’appuie sur des caractéristiques communes telles qu’un portail couvert en arcades, une porte centrale menant à la nef principale, une seule tour abritant une cloche ainsi qu’une croix. Ces églises tiennent figure non seulement de patrimoine culturel remarquable et tout à fait charmant, mais aussi de repère pour les bateliers du fait de leur proximité avec le rivage. Après une seconde nuit dans notre exceptionnel hôtel, nous quittons ces derniers et montons à bord d’une embarcation à destination de l’île de Lemuy, troisième île de l’archipel par sa surface, et partons à la découverte des neuf villages de pêcheurs et d’agriculteurs qui octroient à cet espace un charme certain. S’y trouvent également trois des seize églises classées par l’UNESCO ainsi qu’une reproduction de la grotte de Lourdes, qui nous laissent bouche bée.

Nous rejoignons par la suite le Cerro Mona, d’où la vue sur le reste de l’île est ahurissante. Nous terminons notre journée par une promenade dans le parc Yaganas où nous côtoyons une flore foisonnante grâce au climat peu commun et particulièrement pluvieux de la région. Nous passons devant de pittoresques ponts, de jolies cascades puis rebroussons chemin et regagnons nos quartiers. Nous nous délectons une nouvelle fois de la vue imprenable dont nous jouissons depuis notre gite exceptionnel à mesure que l’on apporte d’excellents mets à notre table. Nous passons la fin de la soirée à profiter du spa de la propriété situé au milieu de la forêt, seuls et paisibles.

Le lendemain matin, nous partons en quête d’un nouveau trésor caché : l’île de Quinchao, deuxième plus grande île de l’archipel et merveille aux qualités propres, bien différente du reste de l’unité insulaire. Ses constructions en hauteur sur deux à trois étages se démarquent tout à fait des traditionnelles et typiques maisons en bois, dont les façades sont recouvertes de tuiles de bois bien souvent coloré, que nous avons rencontrées dans nombres d’autres villages de Chiloé tels que Castro. En traversant cette terre vallonnée, nous y rencontrons de nombreux oiseaux, lions de mer et dauphins nageant le long des côtes. Nous avons la chance inouïe de profiter d’un temps clément en nous rendant visiter la plus ancienne église de Chiloé, bâtie en 1730, d’une beauté authentique et tout à fait ineffable.

Des étoiles dans les yeux et des embruns sur les joues, nous retournons à l’Ocio territorial pour une ultime nuit. Après un petit déjeuner idyllique face à la baie de Castro dont on ne saurait se lasser, nous partons pour la côte ouest de l’île en direction du parc national de Chiloé. Après un passage devant le lac Huillinco et le lac Cucao tous deux reliés et se déversant dans l’océan, nous y découvrons une forêt valdivienne toujours plus verte et fournie qui s’étend sur plus de quarante-mille hectares. Nous accédons au parc depuis le village de Cucao au bord du pacifique. Nous longeons ainsi l’océan lors d’une courte balade au cours de laquelle nous avons la rare chance de croiser un choroy, perroquet endémique chilien et aujourd’hui menacé.

Sur cette belle rencontre, nous repartons vers le nord et mettons par la même un terme à ce voyage enchanté dans un lieu coupé du monde, dont l’air marin, les habitants ainsi que les paysages furent aussi charmants que vivifiants. Si l’homme libre toujours chérira la mer, nous garderons toujours en mémoire cette île qui a su la sublimer.

 

Brune Soubeyrat – de Gantho

 

Carnet pratique 

Comment y aller ? Santiago – Puerto Montt 1h30 puis Puerto Montt – Ancud 2h30  

Un circuit ? Lacs, volcans et île de Chiloé 

 

Diaporama