L’île de Pâques à l’honneur au Muséum de Toulouse

22 juin 2018Culture et Patrimoine

Une île perdue du Pacifique, à 3000 km de la côte la plus proche, une terre sauvage où la tradition perdure et les secrets des temps anciens gardent leurs mystères...

Une île perdue du Pacifique, à 3000 km de la côte la plus proche, une terre sauvage où la tradition perdure et les secrets des temps anciens gardent leurs mystères… Sous l’œil énigmatique des Moais, vous voilà sur Rapa Nui, l’île fantastique.

Revenons sur Terre : concrètement, il n’est pas aussi simple de percer les mystères de l’île de Pâques, il faut d’abord y être et ce n’est pas la porte à côté. Heureusement, les Pascuans s’invitent au Muséum de Toulouse pour une exposition du 30 juin 2018 au 30 juin 2019. Pendant 12 mois, le musée vous fait découvrir ce territoire du bout du monde, au passé riche et à l’Histoire pleine de remous.

Parmi les œuvres dévoilées au public, des lettres manuscrites de Pierre Loti lors de son passage en 1872, des sculptures sur bois (décorations, ornements et objets du quotidien), et même … un Moaï ! Il s’agit d’une reproduction à l’identique du Moaï du British Muséum de Londres, l’une des rares statues de ce type à a voir quitté son île natale.

Découverte par les européens un jour de Pâques 1722 mais colonisée bien avant par les polynésiens vers 400 ou 900 (les scientifiques ne se sont pas accordés sur une date), l’île était peuplée d’environ 10 000 insulaires à la fin du XVIIIe siècle. Le culte des Moaï s’est perdu au fil des siècles, si bien qu’aujourd’hui le mystère demeure à leur sujet. Remplacé par le culte de l’Homme-Oiseau, puis par la religion chrétienne apportée par les missionnaires, le destin des indigènes prendra un triste tournant quand ils connaitront la persécution, et leur nombre réduit à une centaine. Après avoir recouvert leurs droits au XXe siècle, les habitants réapprivoisent leur héritage et leur culture.

Le tourisme, ressource importante de l’île et en pleine croissance depuis une vingtaine d’années, favorise ce retour à leurs racines. Les initiatives à l’instar de cette exposition permettent de diffuser et faire rayonner cette civilisation fascinante, qui n’a pas fini de nous surprendre

Plus d’infos sur l’exposition ici.