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Gabriela Mistral, la modeste institutrice devenue Nobel

Son immense talent pour la poésie a donné à l'Amérique latine le premier prix Nobel de littérature, en 1945.

Gabriela Mistral
En 1945, l'Amérique latine pouvait se réjouir de son premier prix Nobel de littérature, et plus encore le Chili, car le récipiendaire était un écrivain chilien, une poétesse: Gabriela Mistral. Rien ne prédestinait cette femme à la reconnaissance suprême en littérature.
De son vrai nom Lucila de María del Perpetuo Socorro Godoy Alcayaga, elle est née en 1889 dans une famille modeste à Vicuña, un village pauvre et isolé de la vallée de l'Elqui, proche de La Serena. Une enfance et une jeunesse difficile: son père instituteur abandonne le foyer quand elle a 3 ans et, une quinzaine d'années plus tard, son amoureux se suicidera. Des événements douloureux qui resurgiront dans ses vers.

Lucila Godoy Alcayaga devient institutrice, d'abord dans la région de Coquimbo. Elle s'essaie à l'écriture sous plusieurs pseudonymes –Alma, Soledad, Alguien– avant d'adopter celui de Gabriela Mistral, en hommage aux poètes italien Gabriele D'Annunzio et français Frédéric Mistral. Elle publie sa première œuvre dans le quotidien El Coquimbo de La Serena en 1904, intitulé La Muerte del poeta puis Ecos dans La Voz de Elqui, quotidien de Vicuña. Elle participe aussi au concours des Jeux floraux à Santiago, qu'elle remporte en 1914. Sonetos de la muerte, le poème qui lui vaut cette récompense, sera publié dans Desolación, en 1922, un premier livre empreint d'une tonalité de tristesse. Mais, comme souvent, la poétesse manie les antagonismes: désolation-espoir, vie-mort, plaisir-douleur… Entre-temps, Gabriela Mistral est devenue une personnalité dans le monde de l'éducation. Elle voyage, pour une mission officielle au Mexique (où est publié Lectura para mujeres), aux États-Unis, en Europe.
Monument Gabriela Mistral, Monte Grande, Vallée de Elqui. Crédit Adolfo Otárola
C'est en Espagne qu'est publié son deuxième recueil en 1924: Ternura (tendresse), des poèmes destinés aux enfants. Gabriela Mistral finit par abandonner complètement l'enseignement pour se consacrer à la carrière de consul du Chili (à Naples, Lisbonne, Los Angeles, New York…). Comme celui qui deviendra le second prix Nobel chilien de littérature, Pablo Neruda, qu'elle a rencontré quand il s'appelait encore Neftalí Reyes. Dans Tala, publié en 1938, elle s'attache à un registre alimenté par ses nombreux voyages: celui de l'américanité, ses mythes fondateurs, son folklore… Comme Himnos et Himnos del Continente, odes à l'Amérique latine et à son métissage.

Elle est installée à Petrópolis au Brésil quand elle reçoit en 1945 la consécration: le prix Nobel de littérature. Suivra le Prix national de littérature en 1951, puis la publication de son quatrième livre, Lagar, en 1954.

C'est à New York qu'elle meurt de maladie en janvier 1957. Le gouvernement chilien décrète trois jours de deuil national. Dans son testament, Gabriela Mistral a demandé à ce que le produit des ventes de ses œuvres en Amérique du Sud revienne aux enfants pauvres de Montegrande, où elle a vécu enfant et où elle a demandé à être enterrée.
D'autres livres ont été publiés à titre posthume. Bien plus tard, le Cerro Fraile de Montegrande a été rebaptisé de son nom. Un billet de 5.000 pesos porte son effigie, un musée Gabriela Mistral, rue Gabriela Mistral, à Vicuña, est ouvert à la visite, une université de Santiago porte son nom, comme beaucoup de rues et places au Chili.

Ecrivains du Chili


Bibliographie sélective
de Gabriela Mistral

  • Desolación, 1922 - Désolation
  • Lectura para mujeres, 1923 
  • Ternura, 1924
  • Tala, 1938
  • Antología, 1941
  • Lagar, 1954
  • Poema de Chile, 1967
  • Almácigo, 2008
  • Niña errante, 2009 (correspondance avec Doris Dana)
  • Poèmes choisis, Ed. Rombaldi
  • Gabriela Mistral publique et secrète, biographie de Volodia Teitelboim et Agnès Sow, L'Harmattan, (2004)


Gabriela Mistral
avec Chile Excepción

  • Nos circuits sur l'astronomie font étape à Vicuña, ville natale de l'écrivain dans la vallée de l'Elqui, et passent par Montegrande où elle est enterrée.