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Le Chili, invité du prochain sommet du G20

01 Février 2012 Economie et politique


Pour la première fois de son histoire, le pays sera présent lors de la prochaine rencontre qui se tiendra les 18 et 19 juin au Mexique.




Le dernier sommet du G20 à Cannes, en novembre dernier © CC Flickr, dilmarousseff
En Amérique latine, le Chili fait office de modèle en matière économique. Sa bonne santé financière et la solidité de ses institutions lui ont permis de maintenir une croissance importante, même après la crise financière de 2008. Le pays profite d’une balance commerciale structurellement excédentaire, qui se traduit par de fortes exportations de matières premières au premier rang desquelles figure le cuivre, dont le Chili est le premier producteur mondial.

De plus, l’indice de liberté économique du pays est le meilleur d'Amérique du sud. En effet, les investissements étrangers sont favorisés par les autorités, et les implantations d’entreprises sont facilitées. Un pays ouvert à l’économie mondiale donc, ce qui lui permet de tabler sur une croissance de son PIB (Produit Intérieur Brut) de 4,5% en 2013.

Cette bonne santé économique semble être reconnue au niveau mondial, puisque fin janvier, le Ministre des Relations Extérieures Alfredo Moreno et son collègue le Ministre des Finances Felipe Larraín, ont annoncé que pour la première fois, le Chili sera invité au prochain sommet du G20 qui se tiendra les 19 et 20 juin à Mexico. Un gage de confiance qui vient sans doute légitimer le poids croissant du pays andin dans les échanges commerciaux au niveau mondial.

Le gouvernement chilien s’est dit honoré de cette invitation, en déclarant qu’il s’agissait d’une reconnaissance faite à la position internationale du pays, mais qu’elle résultait également du sérieux et de l’efficacité de l’économie nationale. Et le Ministre Alfredo Moreno de souligner que le Chili pourra faire valoir ses capacités créatives lors de cette réunion.

Le prochain sommet du G20 sera essentiellement consacré aux conséquences de la crise économique actuelle. Après la présidence française de 2011 et le sommet de Cannes en novembre dernier, les objectifs de ce groupe de pays (qui représente à lui seul 90% du PIB mondial et 80% du commerce international) seront les suivants : la coordination des politiques entre les pays membres afin d’assurer la stabilité économique mondiale, la promotion de mécanismes de régulation financière permettant de diminuer les risques et de prévoir les nouvelles crises, et la restructuration de l’architecture financière internationale.

Par ailleurs, le Ministre des Finances a également annoncé sa désignation en tant que Vice-président de la réunion interministérielle de l’OCDE (Organisation pour la Coopération et le Développement Economique), qui se tiendra les 22 et 23 Mai à Paris. Là aussi, c’est la première fois que le Chili sera représenté à un tel niveau de responsabilités, seulement deux ans après son adhésion totale à cet organisme.

Le Chili semble donc prendre une place de plus en plus évidente sur l’échiquier économique et politique international, en témoigne sa présence plus importante au sein de ces institutions supranationales. Si le pays se porte bien économiquement, c’est aussi car il est l’un des plus libéraux en Amérique latine. Cependant, tout n’est pas parfait : les inégalités sont toujours grandes, et 20% de la population est touchée par la pauvreté. Beaucoup d’efforts restent à faire, notamment dans le domaine de l’éducation, qui reste très critiquée et difficile d’accès pour les étudiants sans ressources.

Pour plus d'informations, voyez notre article détaillé sur l'économie du Chili.


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